• Home »
  • CINÉMA »
  • La tornade Twilight s’abat sur l’Amérique + ZE critique from JPFM
La tornade Twilight s’abat sur l’Amérique + ZE critique from JPFM

La tornade Twilight s’abat sur l’Amérique + ZE critique from JPFM

Héééééééééé ben voilà ! On avait prédit un démarrage en trombe : à l’heure (23h11 et 47 secondes sur mon réveil Spidey) où je tape ces lignes, les chiffres des premières séances officielles de Twilight ne sont pas encore tombés (décalage horaire oblige) mais le film a déjà fait sa petite saignée au box office…

Et moi de sortir deux chiffres à l’appui de mon petit calembour bien frais : aux séances de minuit précédent le jour de sa sortie américaine (le 21 novembre, donc), Twilight a d’ores et déjà raflé 7 millions de dollars de recettes sur le territoire US. En comparaison, Sex and the city, autre film ciblé femmes qui avait bénéficié de séances de minuit la veille de sa sortie, n’avait réuni « que » 2,7 millions de dollars à l’issue de ces fameuses séances.

Mieux : Twilight est entré directement à la 3e place (après Star Wars : episode 3 et The Dark Knight) des meilleures réservations de tickets sur Internet du site de vente en ligne Fandango. Une étude menée par Fandango auprès des ados, citée dans Variety, indique que 34% des sondés ont déclaré avoir l’intention de sécher l’école ce vendredi pour aller voir Twilight (ha ben bravo…). Selon les spécialistes, le film peut espérer un premier week end entre 50 et 60 millions de dollars de recettes, soit des prévisions plus que confortables pour un projet rejeté de toute part avant d’être finalement produit par la firme indépendante Summit.

Laquelle se frotte déjà les mains de la juteuse franchise qui s’annonce, quatre romans de Twilight, tous des best sellers, étant déjà parus sous la plume de l’écrivain Stephenie Meyer. Vous êtes largué en Twilight ? Relisez donc mon précédent post, sacré nom d’une goule !!!

En France, il y a fort à parier que Twilight va lui aussi trouver son public – il suffit de relire le commentaire de notre fidèle lectrice Buffy-Addict pour en avoir un petit indice…

Bon ok, mais et le film dans tout ça ? Ca vient, voilà, bande de carnivores dégénérés…

ZE CRITIQUE DE TWILIGHT BY JOHN PLISSKEN IN PERSON

Hé oui c’est encore moi ! Alors, ça vaut quoi Twilight, ne cesse de me demander Mme Praloud (c’est ma boulangère) à chaque miche achetée pas trop cuite, s’il vous plait, merci ? Je vais faire court parce que bon, les bottins de critiques assomantes, je laisse ça à David Mikanowski (reviens David, je te charrie et tu le sais bien).

En tant que mâle viril assumant ses goûts de velu, je n’ai pas lu un seul des quatre romans de la saga Twilight (« Fascination » en VF, chez Hachette). Je ne suis clairement pas la cible et, foi de Plissken, j’allais plutôt en trainant les pieds à la projection de cette variation vampirique pubère de Roméo et Juliette. Surprise : Twilight, c’est pas mal du tout ! Pas un choc, hein, juste une plutôt bonne surprise mais, vu le produit dégoulinant redouté, c’est déjà énorme.

Premier bon point : les acteurs. On attendait des ados jetables calibrés MTV tout juste bons à se bécoter l’oeil sombre devant la caméra : hé ben non, caramba encore raté comme dirait Alcazar, on a droit à de vrais comédiens, convaincants et tout !

Kristen Stewart, dans le rôle de la lycéenne Bella Swan qui tombera raide dingue dans son nouveau lycée du ténébreux Edward Cullen, n’en fait jamais trop quel que soit le registre : la mélancolie, l’ennui, le choc amoureux, l’éveil de la sensualité, la peur… Entre Bella et Cullen le vampire, joué par le bôgosse Robert Pattinson (d’ores et déjà semeur d’émeutes féminines partout sur son passage, vous verrez à Paris !), le coup de foudre sonne sang pour sang vrai. Etonnant, non ?

Le reste du casting est à l’avenant. On a plaisir à retrouver ce vieux beau de Peter Facinelli (il aura 35 ans le 26 novembre, soit deux ans de moins que moi. Salaud !), ex-flic poseur dans l’éphémère série rutilante Fastlane et ici très amusant en papa vampire péroxydé. Tous les autres membre de la famille Cullen jouent eux aussi leur partition sans fausse note.

A noter aussi dans la distrib’ une palanquée d’échappés de séries télé, dont l’excellent Billy Burke dans le rôle du papa de Bella Swan, shérif pépère de la bourgade pluvieuse de Forks. La maman de Bella, elle, est incarnée par Sarah Clarke. Amusant : Billy Burke et Sarah Clarke ont tous deux tenus des rôles marquants dans… 24. Burke jouait le père de famille psychopathe de la saison 2 ; Sarah Clarke fut, dans les 3 premières saisons, l’interprète de Nina Meyers, soit l’une de plus grandes BIATCH de toute l’histoire des séries télé. Salope ! Mais quelle actrice…

Et le reste ? Une photo splendide (signée d’un fidèle de la réalisatrice), de beaux paysages romantiques à souhait, une acuité certaine dans la description du vécu lycéen, deux ou trois scènes d’action rondement menées, une famille de vampires franchement attachante et sexy (pour les vampires dégueus, prière de mater True Blood et ronfler), un détournement original de la condition vampirique… bref, un bilan plutôt pas moisi du colon (rentre chez toi Baudelaire, Plissken est dans la place !).

Attention : point ici de chef d’oeuvre, loin de là. Oui, Twilight est bel et bien mièvre à plus d’un titre et s’avère plus une love story doucereuse qu’un « scary movie » saignant. Mais un film dont on n’attendait rien d’autre qu’une daube pour ados déréglées et qui, au final, se révèle un bon divertissement, ça force un peu le respect, non ? Alors respect ! Et longue vie à la franchise (enfin, tant qu’elle n’accouche pas de films avariés).

Sur ce, Morphée me tanne, je vais me coucher…. (oui je sais ça casse l’ambiance, mais Plissken est plus sexy avec ses 8 heures de sommeil…)

Twilight, de Catherine Hardwicke. Sortie France le 7 janvier.
Site officiel

End of transmission…
Partager