L’art d’Assassin’s Creed Valhalla

L’art d’Assassin’s Creed Valhalla

Note de l'auteur

Continuant sa collection d’Artbooks dediés au jeu vidéo, Mana Books a publié en novembre dernier un ouvrage dédié au dernier épisode de la plus grande licence d’UbiSoft, Assassin’s Creed Valhalla. Une véritable invitation au voyage dans les terres (virtuelles) de l’Angleterre du haut Moyen Age que vous foulerez avec vos compagnons vikings.

Pour le coup, même si le jeu est français, l’ouvrage de Mana Books est en fait une traduction de l’édition américaine publiée par Dark Horse Books et sortie seulement une semaine avant la version française. Mais on ne se plaindra pas car il n’était pas nécessaire de changer quoi que ce soit pour qu’on ait dans les mains un très bel ouvrage au format de 218 x 304 mm. Le nombre de pages surprend toutefois car cet artbook ne compte « que » 192 pages, quand celui dédié à Sekiro en comptait plus de 300 pour le même prix. 

L’artbook se divise en plusieurs grandes parties qui correspondent aux différentes régions que visitera le joueur dans le jeu :

Le premier chapitre nous familiarise avec les personnages du jeu : notre personnage – Eivor – en versions féminine et masculine et ses compagnons : Sigurd, Randvi, Valka, Ivarr. On découvre également leur région d’origine, une Scandinavie absolument aux paysages absolument splendides. Et comme dans chacun des chapitres suivants, après la partie consacrée aux paysages, une seconde se concentre sur les costumes que portent les habitants de la région décrite.

Les chapitres suivants sont consacrés à l’Angleterre et aux différentes régions que nos personnages auront l’occasion de visiter. Les auteurs expliquent ainsi quelles ont été leurs inspirations et méthodes pour donner vie et une tonalité bien différenciante à chaque région : la Mercie Occidentale, l’Est-Anglie, le Wessex ou encore la Northumbrie.

Enfin les derniers chapitres spoilent un peu les joueurs qui n’auraient pas encore beaucoup avancé dans le jeu en décrivant les régions mythiques que visitera Eivor dans son périple. On ne les citera donc pas dans cet article, mais bon, elles sont aisée à deviner.

Au final, cet artbook nous émerveille de ses illustrations magnifiques, alternant les concept arts et les paint over (illustrations obtenues en retravaillant sur le matériel digital). Si le travail sur les costumes est déjà très beau, c’est évidemment celui sur les paysages qui impressionne le plus et démontre – s’il était encore besoin – l’incroyable talent des graphistes et designers d’UbiSoft.

Même si Assassin’s Creed Valhalla est une oeuvre de fiction qui ne vise aucunement la précision ou la réalité historique, on reste impressionné par tout le travail de recherche et de réflexion accompli pour donner à cet univers ludique une consistance et une impression de réalisme, qu’il s’agisse des paysages, des costumes, de l’architecture, des armes, des navires et autres. Et on regrette finalement que l’ouvrage ne consacre pas davantage de place à des explications et détails sur ce travail, qui est essentiellement esquissé à travers les commentaires qui accompagnent les dessins.

Les équipes d’UbisSoft sont aujourd’hui clairement parmi les plus grands world builders du monde digital et l’ouvrage aurait pu être l’occasion de plonger de façon plus approfondie dans leur travail et leur quotidien. Mais comme le précédent ouvrage sur Sekiro, on se concentre ici plus sur l’art que sur le travail des artistes. Une occasion un peu manquée, mais cet artbook n’en reste pas moins un très bel ouvrage et une magnifique invitation à partir découvrir les paysages d’une Angleterre moyenâgeuse qui n’a jamais été aussi belle et envoutante.

L’art d’Assassin’s Creeed Valhalla
Editeur : Mana Books
Pages : 192 pages
Prix : 30 euros

Partager