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Le bal des remakes (épisode 13/15) : Ocean’s eleven, Psychose, la prélogie Star Wars

Le bal des remakes (épisode 13/15) : Ocean’s eleven, Psychose, la prélogie Star Wars

Treizième et antépénultième épisode de notre série sur les remakes cinéma. Ha oui on a mis le temps, mais on arrive doucement à la fin !

 

 

 

 

Remake du bien : Ocean’s eleven, de Steven Soderbergh (2001)

A l’origine d’Ocean’s eleven de Steven Soderbergh : le sympathique “caper movie” Ocean’s eleven de Lewis Milestone, sorti en 1960 et à l’époque, véhicule pour le célébrissime “rat pack” composé de Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr et Peter Lawford. Retitré chez nous L’inconnu de Las Vegas, ce film initial n’a rien d’un chef-d’oeuvre, loin de là, mais bénéficie d’une grande cote de popularité aux Etats-Unis pour la coolitude de sa dream team à l’écran. A l’époque du tournage de son remake, Soderbergh est au sommet de sa carrière commerciale : en 2000, il a enchaîné les succès publics et critiques de Traffic et Erin Brockovich, le tout Hollywood lui fait les yeux doux.

Autour de George Clooney, son pote depuis Hors d’atteinte, il n’aura guère de mal à réunir l’hallucinant parterre de stars garantissant le sex-appeal d’Ocean’s eleven. Sorti en décembre 2001 aux Etats-Unis (et le 6 février 2002 chez nous), le film fonctionnera comme un véritable pansement d’évasion pour le public américain sous le choc des attentats du 11 septembre. Soderbergh, qui a signé l’élégante photo du film, voulait concocter un spectacle classieux avec un casting sur son 31 et, sans jamais être vulgairement tape à l’oeil, son film est un pur régal pour nos rétines. Somptueux, drôle, jazzy, classe, touchant, joué au carré (ha, Andy Garcia en Terry Benedict…), enlevé et bien élevé… Ocean’s eleven manque d’aspérité aux yeux de ses détracteurs et peut-être ont-ils raison mais il n’empêche : à titre personnel, je ne me lasse jamais de revoir ce suprême braquage à tous les niveaux, qui n’oublie pas de glisser un zeste d’âme et d’émotion dans sa mécanique superbement huilée. Il le fait juste avec beaucoup d’élégance et de discrétion. Magnifique et très émouvante scène d’adieux entre les “onze d’Ocean” au son de Debussy, devant la fontaine de l’hotel Bellagio. On a le droit d’oublier les deux suites catastrophiques et boursouflées de cette belle réussite.

 

Remake du mal : Psycho, de Gus Van Sant (1998)

Ce remake n’est pas spécialement nul : il ne sert juste à rien. Si quelqu’un peut venir m’expliquer l’utilité de refaire en couleur et plan par plan le Psychose de maître Hitch’, hormis pour quelque branlette intellectuelle, je prends ! Je me souviens en être sorti avec une vague impression d’avoir simplement perdu mon temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remake why not : toute la première trilogie Star Wars

En un film simplement con et raté, La Menace Fantôme, George Lucas a dressé entre lui et des millions d’adorateurs un mur d’incompréhension confinant à la haine irraisonnée. Les deux films suivants de la nouvelle trilogie auront beau marquer à chaque fois de maigres améliorations par rapport à ce consternant premier volet, rien n’y fera : les enfants de Star Wars, dont votre serviteur, ont vu l’un de leur doudou sacré sali par les machins numériques de Lucas. Tout n’étant qu’affaire de génération, les bambins qui ont apprécié cette seconde trilogie en feront peut-être à leur tour leur doudou culte dans 20 ans. En attendant… et si, dans une improbable dimension alternative ou une autre vie, un démiurge salutaire se lançait dans une nouvelle version des origines de Darth Vader, mmmmh ? Et que cette fois les scripts aient la bonne idée de nous épargner, pêle mêle, Jar Jar Binks, les midi-chloriens, Amidala et son accoutrement de carnaval vénitien, le scénario politico-mescouilles, les acteurs pas concernés et tant d’autres choses ? Bon j’arrête ce fantasme stupide…

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