• Home »
  • CINÉMA »
  • Le Bal des Remakes (Episode 6/15): La Colline a des yeux, Godzilla, Willow
Le Bal des Remakes (Episode 6/15): La Colline a des yeux, Godzilla, Willow

Le Bal des Remakes (Episode 6/15): La Colline a des yeux, Godzilla, Willow

Chaque jour, du 28 août au 18 septembre (sauf les week-ends), un rédacteur du Daily Mars revient rapido sur un remake qu’il a particulièrement apprécié et un autre remake de sinistre mémoire. En bonus : le remake qu’on aimerait voir produit, parce que l’original était fort sympathique mais pas forcément irréprochable. Précision : en gros escrocs que nous sommes, nous avons toléré une petite dose de flou artistique par rapport à la notion même de remake, tout en tâchant de garder une cohérence générale. 

 

LE REMAKE DU BIEN : La Colline a des yeux, d’Alexandre Aja (2006)

L’original de Wes Craven racontait les déboires (euphémisme…) d’une famille typiquement américaine confrontée à une horde de rednecks irradiés par des essais nucléaires en plein désert. Enraciné dans le genre horrifique des 70’s, le film était déjà à la base une référence en la matière. Le projet de remake ouvrait alors le bal d’une longue série de remakes très peu inspirés, pour ne pas dire médiocres (Vendredi 13, Freddy…). Compte tenu de l’aspect corrosif de l’original, ce remake puait a priori l’édulcoration outrancière et la pompe à fric… Mais voilà, surprise ! Encore plus gore, cruelle et dérangeante, la relecture selon Aja prend les tripes. Il accouche d’un survival éprouvant et subversif, un huis-clos en plein air assez étouffant… Et ça, c’est fort. Il refuse la distanciation et épouse son sujet. Ni second degré, ni dédramatisation facile, c’est rêche, crade et déviant ! Quatre ans avant son Piranha 3D, remake régressif mais drôle du film de Joe Dante, Aja s’en donne ici à cœur joie dans la tripaille et tend un miroir ensanglanté à la face de l’Amérique et de ses excès.

 

 

LE REMAKE DU MAL : Godzilla, de Roland Emmerich (1998)

Nous sommes en 1998 et cela fait deux ans que je me remets péniblement de la purge américano-américaine nommée Independance Day. Roland Emmerich (aka le démolisseur de l’extrême) n’a hélas pas chômé entre temps et il revient avec une nouvel alibi pour faire tout péter à l’écran : Godzilla. Alors que le film old-school/kitsch/culte (choisissez…) de Inoshirô Honda, sorti en 1954, a fait rêver tout un tas de bambins ébahis (dont moi, mais bien des années plus tard), cette version est affligeante à tous les niveaux. Le casting (Jean Reno en tête), la réalisation, le montage, les FX’s : tout est à ch… heu, hem, à jeter, pardon ! Un vide absolu duquel ne ressort que l’ennui et la perte de quelques neurones au passage. Cependant, je souhaite toute la réussite possible au prochain remake de Godzilla avec Gareth Edwards aux commandes, mais il aura pas mal de taf pour restaurer l’aura et redorer le blason du lézard géant.

 

 

LE REMAKE DU POURQUOI PAS : Willow, de Ron Howard (1988)

J’ai découvert Willow à l’âge de 5 ou 6 ans et autant vous dire que l’émerveillement avait été total. Alors qu’aujourd’hui, les œuvres de fantasy ont inondé le marché hollywoodien, dans les 80’s, elles se faisaient plus rares. À l’instar d’un Never Ending Story, le film de Ron Howard (d’après une histoire de G. Lucas) faisait preuve d’une vraie maîtrise de storytelling avec des FX’s hallucinants pour la période. On tenait un peu notre Lord of the Ring de l’époque, avec son bestiaire fantastique et ses décors médiévaux. Alors, je vous l’accorde, aujourd’hui, ça parait carrément désuet (on n’utilise pas assez ce mot!) et tout n’a pas bien vieilli, mais avec les technologies actuelles et un scénariste respectueux de l’œuvre originale, ce serait un plaisir de retrouver les personnages de Madmartigan (joué par Val Kilmer) et de Fin Razel.

Partager