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Le dernier chant d’Orphée : retour de contes et légendes

Le dernier chant d’Orphée : retour de contes et légendes

Note de l'auteur

Vous vous souvenez peut-être des Contes et légendes que vous lisiez enfant ? Bienvenue cette fois-ci dans le monde d’Orphée.

L’histoire : Il est temps aujourd’hui qu’Orphée raconte son histoire, celle d’un musicien, amoureux fou d’Eurydice, d’un compagnon des Argonautes, adorateur d’Apollon. Une histoire connue, celle du narrateur.

Orphée rencontre Mort, dans sa recherche d'Eurydice dans cette version de Neil Gaiman.

Orphée rencontre Mort, dans sa recherche d’Eurydice dans cette version de Neil Gaiman.

Mon avis : Orphée a eu de nombreux visages, qu’il s’agisse du fils de Rêve dans la série Sandman de Neil Gaiman, d’une figure totémique du film Le testament d’Orphée de Jean Cocteau… Ici, Robert Silverberg se propose de retourner aux origines du mythe, en présentant un Orphée à la fin de sa vie, contant ses aventures à Musée, poète grec légendaire. Orphée est le narrateur de cette vie qui lui fait côtoyer Apollon, Achille, Jason, Arès, Médée et les Ménades. Une vie d’amour et de résignation dans la destinée que lui ont dessinée les dieux.

Roman fort agréable à lire, nous voici dans un ouvrage type Contes et légendes qui revient aux racines du mythe. Certes, peu de profondeur est donnée aux personnages secondaires et principaux. Nous sommes avant tout dans un récit linéaire, sans aucun dialogue à part la voix d’Orphée. Comme le prévient le titre, c’est un chant avant tout. Celui d’une vie, celui d’un héros qui se pose la question de la foi, du divin et surtout du libre arbitre.

Si vous aimez : la mythologie grecque, que vous soyez adulte ou jeune lecteur.

Autour du livre : Robert Silverberg est avant tout connu comme un auteur de science-fiction et c’est un plaisir de le découvrir dans un tel exercice.

Extrait : « Quand je les rencontrai pour la première fois, à Pagasæ, ils se bagarraient sur la plage. Jason, notre capitaine, malgré sa grande force et sa grande valeur, était un homme incapable de prendre une décision. Perdu dans de sombres réflexions, il s’interrogeait sur le bien-fondé de l’expédition qu’il allait entreprendre quand Idas de Messène, pris de boisson, l’accusa de couardise. Dans la foulée, Idas se venta haut et fort de pouvoir repousser le malheur s’il venait à s’abattre sur l’Argo, même si c’était le fait de Zeus en personne, le dieu qui voit tout. Idmon, qui se prétendait fils d’Apollon, prit ombrage de la fanfaronnade et l’en blâma. Se joignant à lui, Pollux le boxeur assomma Idas lorsque celui-ci, furieux, menaça son adversaire de sa lance. Puis Lycée, le frère d’Idas, accourut l’épée à la main ; la dispute menaçait de se transformer en effusion de sang. »

Sortie : 2012, éditions Actu SF, 188 pages, 12 euros.

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