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Le golf, cet autre sport à la con (critique d’Arthur Newman, de Dante Ariola)

Le golf, cet autre sport à la con (critique d’Arthur Newman, de Dante Ariola)

Note de l'auteur

Arthur-Newman-Affiche-FranceC’est l’histoire d’un type (Colin Firth) qui se fait passer pour mort pour aller jouer au golf. Fascinant, non ? OK, je simplifie parce qu’en chemin il rencontre un zolie demoiselle pas bien dans sa tête et ensemble ils vont faire les foufous. Mais lui, son truc, c’est le golf. De là à dire qu’Arthur Newman est un film chiant, il n’y a qu’un pas.

Que je vais allègrement franchir en sautant une ligne. Alors oui, d’aucun pourrait dire qu’il y a quelque chose de touchant dans l’histoire des ces deux âmes à la dérive qui s’amusent à squatter les demeures de couples apparemment heureux. Sauf que voilà, si ça paraît rigolo au départ, au bout d’un moment, ça tourne quand même grave en rond et c’est pas les formes de la jolie Emily Blunt qui vont y changer quoique ce soit.

A vrai dire, le seul truc juste dans Arthur Newman, c’est son analogie au golf. D’une certaine manière, le film de Dante Ariola (qui n’est absolument pas le fruit d’une relation entre un poète et une maison de disque) contient autant de suspense, de tension et de surprise qu’un parcours de golf. Un truc vient de temps à autre nous sortir de notre torpeur dominicale (oui, bizarrement, j’associe le golf au dimanche), mais on se rend rapidement compte que ce n’est qu’une broutille, un trois fois rien. Tiger Woods vient de gagner son 35ème grand chelem et Colin Firth a décidé de rentrer chez lui.

Le monde du golf peut respirer. Celui qui deux heures plus tôt se tapait une moitié folledingue dans la maison d’un autre a décidé de redevenir normal. Dormez en paix braves gens, le désordre qui régnait est enfin terminé. Tout est rentré dans l’ordre, demain le jardinier viendra arroser la pelouse et il ne restera plus rien d’Arthur Newman.

 

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