Le PIFFF, c’est parti ! Jour 1

Le PIFFF, c’est parti ! Jour 1

Gaumont Opéra Capucines, Mardi 19 Novembre 2013 – Enfin, nous y sommes ! Après une année d’attente, l’équipe ciné du Daily Mars trépignait comme un enfant devant le sapin à la veillée de Noël. Au programme de la soirée, Les Sorcières de Zugarramurdi du fantasque Alex de La Iglesia. La salle est comble et cela nous ravit, le cinéma fantastique fait encore recette. Et oui,  ami(e)s lecteurs et lectrices, ce n’était pas gagné d’avance comme nous le confirme d’un air grave, Gérard Cohen, notre hôte du soir.

Le cinéma fantastique qui n’a pas de gros budget ne trouve pas de place dans les circuits de distribution et se trouve relégué dans les sorties DVD ou DTV et c’est bien dommage car il est une source infinie de créativité.

A ce stade de la présentation, l’enthousiasme retombe un peu, avouons le. Damned, c’est si grave Docteur ? Va-t-on pouvoir sauver le patient Cinéma Fantastique ? Bipper Carter ! NFS, Iono, Scan Thoracique ! Le « Doc Cohen » nous fait une ordonnance :

Il faut se mobiliser, il faut combattre et défendre, bec et ongles, le cinéma fantastique. Il a besoin de vous, public, pour exiger l’accès au salle et pas seulement pour les gros blockbusters bien pensés tels The Hobbit, Pacific Rim ou Gravity, c’est l’objectif de l’association Paris Ciné Fantastique et de ce festival, développer le cinéma fantastique sous toutes ses formes. Et votre présence est la meilleure preuve que le cinéma fantastique n’est pas mort.

It’s alive ! Confettis, trompettes, fanfare, les femmes en transe se jettent du balcon, les hommes nus dansent autour d’un feu de joie… J’exagère un poil mais on a eu chaud, là.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que le truculent Cyril Despontin reprend la main (et le micro) pour les traditionnels, mais nécessaires et justifiés, remerciements aux partenaires, distributeurs et surtout à l’équipe organisatrice du festival, parce qu’elle le vaut bien.

Fausto Fasulo, directeur artistique du festoche, nous donne le mot d’ordre de la sélection cinématographique de cette année, le métissage :

Mélanger les productions plus confortables avec les micro-budgets, mélanger des auteurs affirmés avec des réalisateurs débutants et faire de tout ça une grande fête, la fête du fantastique.

Cette année, petite nouveauté, c’est le public qui sera jury du festival.

Un premier court métrage complètement barré nous est projeté, Kick-Heart de Masaaki Yuasa, réalisateur et scénariste du film d’animation Mind Games, avant la bonne surprise de cette soirée.

La surprise était la présence du réalisateur du film d’ouverture Les Sorcières de Zugarramurdi,  Alex de La Iglesia qui s’est livré à un One Man Show court mais tordant :

Je vais vous parler en anglais car mon français est inexistant…et mon espagnol est mauvais également. Quand je vois…une souris ? (eberlué) J’ai vu une souris…ce n’est pas une blague (une souris a, en effet, traversé la scène)…Etrange…J’adore ce public… Les Sorcières de Zugarramurdi n’est pas un bon film, je dois vous le dire. Je ne suis pas quelqu’un de bien. Vous n’êtes pas un bon public. Ce genre de festival…n’est pas un bon festival. Ce n’est pas très sérieux. Vous n’êtes pas très sérieux. Mon film est comme moi. Je suis gros, je suis vieux et je suis divorcé. Je parle de ça dans le film. Profitez de ce mauvais film pour un mauvais public comme vous dans ce mauvais festival…

Il Maestro Gilles Dacosta vous livrera sa critique du film, demain, bande de veinard(e)s.

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