« Le teinturier de la lune » : les mystères de Prague

« Le teinturier de la lune » : les mystères de Prague

Note de l'auteur

LE_TEINTURIER_DE_LA_LUNE_couv.qxp_Le teinturierL’histoire : Théogène est un jeune alchimiste du XVIe siècle, dont le maître a découvert l’élixir de la vie éternelle. Victoire est une jeune journaliste de l’entre-deux-guerre qui tombe un jour sur un livre crypté, un vieil ouvrage d’alchimie. Ensemble, ils se mettent sur la route des mystères de la vie, entre magie et science à Prague. Chacun dans une époque trouve : celle de Rodolphe II pour l’un, de la montée du pouvoir hitlérien pour l’autre.

Mon avis : Excellente bonne surprise littéraire, ce Teinturier de la Lune par Violette Cabesos est un vrai Da Vinci Codesymbolique, histoire vraie, histoire fantasme, tout se mélange sans que l’on ne sache plus ce qui révèle du roman ou du fait historique. L’histoire se passe sur plusieurs décennies, dans une Europe qui se désagrège. L’auteur passe d’un chapitre à l’autre de Théogène, jeune boiteux timide à la recherche de sa place dans l’ordre du monde, à Victoire, jeune femme éprise de liberté dans une France encore très rétrograde.

Et cet étrange ping-pong passant de l’un à l’autre entraîne le lecteur à travers Prague. Prague ville magique, d’où serait issue le fameux « Golem », Prague qui devient la clé des mystères de l’alchimie, clé du passé et clé présente. Victoire, hantée par l’esprit de Théogène, cherche à remonter se trace, tandis que ce dernier expérimente, vit, découvre dans un Moyen Âge peu enclin à la libre pensée.

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Violette Cabesos

Véritable roman magique, mêlant polar, récit historique, mysticisme, le lecteur ne peut lâcher le roman jusqu’à la fin… qui tombe un peu à plat. Mais tant pis, il reste une envie : celle de retourner à Prague, le livre en main, voir de nos yeux le mystères découverts par l’auteur. Un livre qui laisse encore planer une atmosphère de conjoncture, sur ce qui s’est réellement passé.

Si vous aimez : Le Da Vinci Code, la sorcellerie, les arts

Autour du livre : Prague. (et Violette Cabesos sera présente pour des dédicaces au Salon du livre de Paris le samedi 21 mars de 16h30 à 18h).

Extrait : « Dans le jardin des Tuileries, Victoire aperçut des enfants qui jouaient, surveillés par leur mère ou leur nourrice. Elle songea au talisman censé protéger les femmes enceintes, qu’elle avait dessiné chez Chacornac. Margot avait trouvé une explication rationnelle : Victoire avait vu ce bijou sur des photos de son père et elle l’avait reproduit de façon inconsciente. Il s’agissait donc d’un souvenir, en aucun cas d’un dialogue avec le défunt Karel Douchevny. Qaunt aux détails invisibles sur les portraits, elle avait pu les inventer : même à la loupe, il était impossible de distinguer les inscriptions ornant l’amulatteque son père portait autour du cou sur les vieux clichés. Si Victoire était latiniste, elle ne connaissait pas l’hébreu. Qu’importe, les formules cabalistiques, les signes hiéroglyphiques et même les sceaux paracelsiens étaient la réminiscence de lectures récentes : dans son antre souterrain, Gustave possédait L’archidoxe magique, et d’autres traités que sa camarade avait parcourus. Il pouvait également s’agit du souvenir de la lecture du cahier original de Théogène, qui comportait, outre les vers, de nombreux dessins. »

Sortie : le 5 mars, aux éditions Albin Michel, 596 pages, 23,50 euros.

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