LE TOP 10 2014 100% inédits du Dr No

LE TOP 10 2014 100% inédits du Dr No

AUTUMN-02

 

 

01. AUTUMN BLOOD
Y a des jours, comme ça, où on se prend dans la tronche des œuvres impensables, des trucs inattendus qui vous retournent chaque putain de neurones de votre putain de cerveau de cinéphile blasé… Des jours où l’on découvre un truc comme AUTUMN BLOOD…
Reclus sur les flans alpestres d’un Tyrol autrichien primaire et sauvage, une famille mutique et sans nom tente de survivre, oubliée de tous. Comme une version moderne et expérimentale de LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE ! La mère, veuve (la faute au gigantesque Peter Stormare), meure de chagrin et laisse ses deux enfants, une jeune fille aux formes alléchantes (la fantastique Sophie Lowe) et son petit frère, livrés à eux-mêmes dans un monde hostile, très hostile.
Délire sensoriel terrifiant, aux images à la fois élégiaques et infernales, dignes de Terrence Mallick, AUTUMN BLOOD vous pulvérise les tripes et les neurones. L’enfer sur Terre n’a jamais été aussi stupéfiant de beauté… On est projeté littéralement hors du temps, dans un conte enfantin sépulcral. Dans un monde revenu, pour le pire et le meilleur (enfin surtout pour le pire) à l’état sauvage, à l’état primal… La bestialité humaine (spécifiquement masculine) affronte l’innocence (féminine) bafouée et suppliciée. C’est renversant… Comme un putain de cauchemar froid comme la mort, un cauchemar d’une magnificence mortifère…
AUTUMN BLOOD est un film radical (pas une ligne de dialogue, ou presque, et des personnages réduits à leur plus simple expression sauvage) où les hommes ne sont que des loups carnassiers avides de chair fraiche et les femmes des victimes permanentes, un trip hypnotique saisissant, une expérience viscérale parente du grand Sam Peckinpah (et ses CHIENS DE PAILLE), de Ted Kotcheff (RAMBO) et de John Boorman (DELIVRANCE). Une vision pétrifiante de la saloperie humaine comme on en voit rarement. Un traumatisme permanent et dégueulasse. L’enfer absolu, répugnant, lointain cousin, dans sa radicalité, du taré SCHIZOPHRENIA de Gerald Kargl, mais ici situé en pleine nature élégiaque. Quelle expérience incroyable! Une des grandes claques de l’année! Un trip sensoriel tétanisant, un survival où chaque plan, chaque putain de plan bordel de bordel, vous pétrifie sur place par sa splendeur… Les réals autrichiens sont des dingues… Et AUTUMN BLOOD une espèce de chef d’œuvre malade…

2013. USA/Autriche. Réalisé par Markus Blunder. Avec Sophie Lowe, Peter Stormare, Maximilian Harnisch…
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DARK-VALLEY-0102. THE DARK VALLEY
Le XIXe siècle. Un village reclus au milieu de nulle part. Un cavalier aussi solitaire que mystérieux que furieusement Eastwoodien. Une communauté oppressante elle-même oppressée par une famille toute puissante. Un grand secret. Une vengeance implacable. Des gun fights sanguinaires… On est pas au far west mais presque, plutôt au far high (warf warf) et au far cold. En fait on est en pleines alpes autrichiennes, majestueuses et terrifiantes à la fois.
Andreas Prochaska (un mec connu pour des épisodes de TATORT et de REX, CHIEN FLIC!) abandonne un temps ses enquêteurs teutons ringardissimes et se prend subitement pour la réincarnation d’André de Toth (coucou LA CHEVAUCHÉE DES BANNIS), de Sergio Corbucci  (coucou LE GRAND SILENCE) et de Clint Eastwood (coucou PALE RIDER). Une réincarnation tyrolienne et tout aussi crépusculaire. Les westerns enneigés possèdent tous un supplément d’âme. Une noirceur sépulcrale pleine de poésie et de désenchantement. Dans ce bled perdu, les mariages ressemblent à des cérémonies funéraires et les cloches de la mort répondent au son mécanique du métronome du héros. Venu d’Amérique, cet ange exterminateur apporte avec lui la modernité. La photographie, la loi du talion et la carabine, machine de mort inconnue en Europe.
Alors que ce pauvre tocard de Kristian Levring se noyait totalement sous les références écrasantes et le maniérisme imbécile avec THE SALVATION, Andreas Prochaska assume totalement ses emprunts (le héros, Sam Riley est habillé comme Klaus Kinsky dans LE GRAND SILENCE, le grand modèle de ce truc). Et surtout il n’essaye jamais de rivaliser avec ses aînés. Il nous balance juste une histoire délicieusement classique et tragique. Mise en scène avec habileté et une profondeur viscérale impressionnante. THE DARK VALLEY est une langoureuse marche funèbre. Pleine de fièvre et de froideur… Et irradiée d’une mélancolie qui frise la misanthropie. Le western n’est pas mort… C’est juste qu’il yodèle maintenant! Va falloir s’y faire…

2014. Allemagne/Autriche. Réalisé par Andreas Prochaska. Avec Sam Riley, Paula Beer, Tobias Moretti…
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SAVAGED-0203. SAVAGED
Le Nouveau Mexique. Son soleil implacable. Ses routes interminables. Ses paysages désertiques à couper le souffle. Ses rednecks déchaînés assoiffés de sang… La belle Zoe se retrouve au milieu d’une chasse au native american. Elle se fait capturer et violer et massacrer par une horde de barbares dégénérés… Mais un esprit apache vindicatif (faut pas les énerver ces guerriers légendaires) va s’emparer de son petit cerveau et la demoiselle va partir en mission. Une mission vengeresse pleine de sang et de tripou et d’ultra violence surexposée!!!
Quand le rape and revenge (genre particulièrement taré) rencontre le film fantastique (coucou les films de possession), le survival et le gore dégueulasse. Ben ça donne ce truc ouf de chez ouf. Du pur grindhouse ultra généreux et ultra spectaculaire. C’est que Michael S. Ojeda (un mec venu de la télé) traite son sujet 100 000 000 000 000 000% exploitation avec le plus grand des sérieux et ça change tout. Sa mise en scène, irradiée d’une image magnifique, frise la perfection. Et le résultat est proprement prodigieux. SAVAGED est un ballet malade, fait de sang et de mort et de putréfaction. Un spectacle viscéral et traumatisant et intègre et super fun aussi (on dirait du Verhoeven 80’s)! Quel plaisir incommensurable de tomber, de temps en temps sur ce genre de diamants noirs venus de nulle part. Une pure bombe!

2013. USA. Réalisé par Michael S. Ojeda. Avec Amanda Adrienne, Rodney Rowland, Tom Ardavany…
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MYSTERY-0104. MYSTERY ROAD
Le cinéma australien est fantastique. Les cinéastes de ce continent improbable et fantasmagorique nous abreuvent de films plus ou moins tarés depuis un paquet de décennies. De la délirante ozploitation, dont est issu l’immense George « MAD MAX » Miller au cinéma fantastico-cérébral de Peter Weir, on se prend régulièrement dans la tronche des films fous, d’une humanité incroyable et d’une originalité stupéfiante (genre les fantastiques LANTANA, RED HILL, THE HUNTER ou les fous furieux DADDY’S LITTLE GIRL et THE HORSEMAN).
Voici donc l’ovni MYSTERY ROAD. Film noir crépusculaire écrasé par un soleil de plomb omniprésente et infernal.
Dans un bled paumé en plein outback australien, d’où pourrait sortir le héros décadent de WAKE IN FRIGHT ou les flics truculents de MEMORY OF MURDER voire de la série TRUE DETECTIVE, un flic d’origine aborigène enquête sur une série de meurtres de jeunes filles retrouvées égorgées. Et il va plonger dans les entrailles putréfiées et dégueulasses d’une société australienne en plein déliquescence.
Nan mais quel putain de film oppressant! L’inconnu Ivan Sen nous balance un film d’une majesté hallucinante. Sa mise en scène alterne, avec maestria, les plans larges étourdissants et les gros plans bouleversants. Plus le détective Swan (la révélation Aaron Pedersen) avance dans son enquête impossible au cœur d’une communauté aborigène abandonnée de tous, ravagée par la drogue, la prostitution et la mort, plus la saloperie humaine se révèle. Implacable. Létale. Et c’est magnifique bordel!
Langoureux comme une danse de l’amour et de la mort, MYSTERY ROAD, à la mise en scène pure comme le cristal (quels décors fantastiques), se conclut dans un gunfight proprement étourdissant de simplicité et d’intensité. On est pas loin du chef d’œuvre les gars. Ouais. Carrément…

2013. Australie. Réalisé par Ivan Sen. Avec Aaron Pedersen, Hugo Weaving, Ryan Kwanten…
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JODO-0105. JODOROWSKY’S DUNE
C’est l’histoire incroyable d’un mythe cinématographique… Un fantasme absolu issu des glorieuses et délurées 70’s. Une ère révolue où blockbusters (même si le terme n’existait pas encore) et films d’auteurs tarés pouvaient copuler dans une océan de drogues dures et de folie pure… Une époque où ce gigantesque fou furieux d’Alessandro Jodorowsky (LA MONTAGNE SACRÉ, EL TOPO), disciple dérangé et fascinant du déjà bien barré Luis Bunuel, s’est attaqué à l’adaptation de l’inadaptable DUNE de Frank Herbert, avec la volonté fondamentale de faire ressentir aux spectateurs les effets du LSD sans avoir besoin d’en prendre!!!
Paris, 1974. Après le succès de ses films surréalistes, Jodorowsky s’attaque au mystico-psychédélique DUNE. Et c’est le début d’une pré-production hallucinante de plus de deux ans… Où les plus grands graphistes de l’époque (l’illustrateur Chris Foss, les regrettés H.R. Giger et Moebius qui a dessiné l’intégralité du story board) vont travailler d’arrache-pied pour donner vie à ce monde désertique intergalactique.
Aussi ambitieux et sérieux soit-ils, ces délires d’artistes ne pouvaient qu’aboutir à une catastrophe… Tellement de folie (il voulait donner le rôle principal à son propre fils Brontis), tellement de passion, tellement de talents (coucou le loser magnifique Dan O’Bannon), de génies absolus réunis pour un échec cosmique… 1000000000 plus puissant que le film n’aurait jamais été…
Et le documentariste Frank Pavich nous propulse avec émotion au cœur de cette création étourdissante. Du story board dingue de Moebius aux dessins envoutant de Chris Moss et Giger… C’est tout simplement étourdissant… Pouvoir comme ça, le temps d’un instant, se propulser dans la psyché de l’un des artistes les plus charismatiques et extravagants du XXe siècle. Et de se rendre compte, aussi fasciné qu’éberlué par tant de dinguerie, de l’impossibilité absolue de la réussite et de la faisabilité de cette entreprise naïve métaphysico-révolutionnaire…
Ce truc est un voyage bouleversant au cœur de la création artistique… Une créativité libre, libre bordel, abandonnée depuis cette époque… Une œuvre morte-née qui a influencé un pan entier du cinéma (de STAR WARS à ALIEN) et de la BD (L’INCAL et LES MÉTA-BARONS)… Sans cette épique équipe d’idéalistes surréalistes, la S-F contemporaine ne serait pas ce qu’elle est devenue… À plus de 80 ans, Jodo(rowski) est plus libre que jamais. Peut-être que cet échec (qui fait passer les déboires de Terry Gilliam pour une vague plaisanterie) l’a sauvé quelque part…
JODOROWSKY’S DUNE, le plus grand non-film de l’histoire…

2013. USA/France. Réalisé par Frank Pavich. Avec Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux, H.R. Giger…
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DADDY-0106. DADDY’S LITTLE GIRL
Wow… Ça faisait une éternité qu’on ne s’était pas pris dans la tronche un revenge/vigilante/torture porn aussi dégueulasse et aussi dérangeant! Et cette progéniture dégénérée, fruit des amours sanguinolents et consanguins entre HARD CANDY (vive la torture physique) et PRISONERS (vive la torture mentale), a pour petit nom DADDY’S LITTLE GIRL et nous vient de chez ces immenses tarés du cerveau d’australiens! Ces grands malades nous avaient déjà balancé le fou furieux et nihiliste THE HORSEMAN y a quelques années… Mais DADDY’S LITTLE GIRL repousse méticuleusement les limites du soutenable.
Georgia, une gamine rayonnante, est kidnappée et sauvagement assassinée. Son père fou de chagrin et de rage, on le serait à moins, plonge dans la folie et la vengeance barbare. Le film se transforme alors en spectacle proprement insoutenable, qui vous remue les tripes et vous traumatisera comme jamais. C’est que Chris Sun, avec une froideur terrifiante et une précision clinique, filme son tortionnaire de héros et sa victime au plus prêt. On assiste, révulsé, aux scènes de tortures les plus réalistes, les plus imaginatives et les plus insoutenables depuis belle lurette. Il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter un tel déferlement de rage froide et planifiée. Un truc de fou. Une expérience cinématographique insoutenable, au point de vue inacceptable, la vengeance c’est quand même pas bien quoi. Un putain de choc formel…
2012. Australie. Réalisé par Chris Sun. Avec Billi Baker, Michael Thomson, Allira Jaques…
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THE-DEN-0107. THE DEN
Jusqu’où aller avec le found footage?Comment transcender ce sous-genre paresseux et vain?  En le plongeant dans un délire conceptuello-digitalo-numérico-interneto-bidule, dans une fanrandole de webcams piratées et oppressives en surchauffe! Elizabeth, étudiante web-addict, se lance un défi insensé, vivre connecté à The Den, mélange cinématographique taré entre Skype et le décrié Chatroulette… Cette charmante demoiselle (la mimi Melanie Papalia, vue dans la super série SUITS) va rencontrer tout un tas de timbrés pixélisés et particulièrement l’étrange et inquiétant Pyagrl*16. Et l’enfer va s’abattre sur la pauvresse… Elle va assister (peut être) à un meurtre et voir ses amis disparaitre peu à peu.
Entièrement filmé au travers d’un écran d’ordinateur THE DEN (quasiment conçu pour être visionné de nuit sur son PC histoire de bien devenir parano) plonge dans un cauchemar numérique proprement terrifiant. Une expérience nerd en 4G envoutante. Et überflippante! L’inconnu Zachary Donohue nous balance une pitite bombe tétanisante (bien meilleure que cette purgeasses d’OPEN WINDOWS) et d’une perversion incroyable. Ce viol digital de l’intimité d’une ingénue est d’une efficacité délirante. La paranoïa et la peur et la terreur sanguinaires règnent en maître dans cet horrorflick d’une intelligence dingue. Zachary fait brillamment mumuse avec tous les codes de la génération 2.0. Tout le monde se filme tout le temps dans un trip égocentrico-nihiliste invraisemblable. Pour le plus grand plaisirs des voyeurs et des psychopathes. Personne ne se parle plus directement. C’est l’avènement de l’écran roi. Destructeur… Inhumain… Sépulcral… Fatal… Comme un avant-goût de l’enfer! Un bombe quoi! Une expérience ouf où cinéma et jeu vidéo (à la DOOM like) se marient dans un cérémonial ensanglanté et d’une efficacité insoutenable! Et le final nous renvoie à notre statut d’internaute complaisant, écœuré et fasciné à la fois par cet étalage nauséeux de vie privée…  Énorme!!!

2013. USA. Réalisé par Zachary Donohue. Avec Melanie Papalia, David Schlachtenhaufen, Matt Riedy…
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KILLER-TOON08. KILLER TOON
Ça se prononce comment « jump scare » en coréen? Parce que cet invraisemblable KILLER TOON est un déferlement ininterrompu de ces plans cut super flippants (enfin quand c’est bien fait c’est à dire presque jamais) et super éculés. Mais le réalisateur Yong-gyun Kim, lui, parvient à transcender cette technique paresseuse en en faisant le cœur même de son film.
Ji-yoon est une auteure célèbre de comics horrifiques… Mais les planches de sa dernière œuvre, publiée en webcomics décrivent à l’image prêt l’assassinant sanguinaire de son éditrice… Les flics de la police sont sur les dents alors que les morts les plus violentes et impossibles s’accumulent… Derrière ses facilités de mise en scène, KILLER TOON impressionne par son scénario diabolique. Les retournement de situations et les secrets mortifères dansent un twist de la mort d’une mélancolie bouleversante. Cette histoire implacable (et délibérément truffée de facilités qui n’en sont finalement pas vraiment) de fantômes vengeurs touche à l’intime, à la culpabilité, aux secrets inavouables les plus enfouis. Ce truc baigne dans une poésie noire saisissante, magnifiée par les fantastiques dessins, et ensorcelante jusqu’à son final malicieux et implacable. Le cinéma coréen est toujours aussi impressionnant et tellement plus ambitieux que les prod US décérébrées confites dans leurs budgets pharaoniques et leur manque d’imagination.

2013. Corée Du Sud. Réalisé par Yong-gyun Kim. Avec Si-young Lee, Ki-joon Uhm, Hyeon-woo Kim…
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RIGOR-MORTIS-0109. RIGOR MORTIS
Histoire de vampire chinois…
Il s’en passe de belles dans cet immeuble délabré de Hong Kong. Une ancienne star du cinéma en pleine dépression (la star, pas le cinéma) débarque dans un appartement moisi. Appartement « occupé » par deux fantômes jumelles particulièrement agressives et particulièrement cinégéniques. Mais Chin, il s’en fout un peu, il est là pour se pendre. Sauvé in-extremis par le mystérieux Yau (le vieux de la vieille Anthony Chan), Chin va découvrir un monde où morts-vivants, vampires et zombies chinois cohabitent avec les habitants très étranges de ce building miteux en état de décomposition avancé.
Attention les yeux! Ce RIGORS MORTIS est un délire visuel proprement incroyable. Malgré une intrigue (volontairement) décousue et incompréhensible, la mise en scène de Juno Mak (un acteur qui signe son premier film) virevolte et surprend en permanence. C’est magnifique. Les méandres glauques et sanglants (il pleut littéralement du sang sur les murs) et gothiques de cet immeuble font carrément penser au fantastique manga de Katsuhiro Otomo RÊVE D’ENFANTS. On baigne en permanence dans une atmosphère délétère et d’une mélancolie insondable. C’est un bal enivrant de destins funestes et de lutte contre les esprits malfaisants. C’est un peu le grand nawak du côté des SFX avec des GCI bizarres (un grand classique chinois) et des maquillages magnifiques. C’est le grand écart permanent quoi. Mais il se dégage une énergie et une originalité rafraichissantes. Impressionnant quoi!

2013. Hong Kong. Réalisé par Juno Mak. Avec Anthony Chan, Siu-hou Chin, Kara Hui…
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OCULUS-0110. OCULUS
Faut pas trop se contempler devant son miroir… D’abord ça fait gonfler son ego et ensuite on pourrait très bien se faire harceler par un vilain démon ancestral des reflets qui rend tout foufou psychopathe suicidaire dans la tête…
Les jeunes Kaylie (la mimi Karen Gillian, vue dans DR WHO) et Tim (l’inconnu Brenton Thwaites, un mec au nom imprononçable) tentent de survivre tant bien que mal au massacre familial qui a emporté leurs parents (les supers seconds couteaux Katee Sackhoff et Rory Cochrane) et leur enfance il y a dix ans. Tout ça à cause d’un miroir gigantesque et spectaculairement moche et spectaculairement agressif. Ils veulent se venger de cet objet diabolique qui a détruit leur vie. Mais le miroir va pas se laisser faire et les deux jeunes crétins vont sournoisement plonger dans la folie, la manipulation mentale et dans l’espace temps…
Mike Flanagan fuit les insupportables effets de petit malin à la mode et, à l’instar de James ‘INSIDIOUS’ Wan, plonge dans le classicisme suffocant et le gothique dépouillé. Les jump scare de service sont bien là mais Flanagan, grâce à un scénario labyrinthique très très très bien foutu, distille une atmosphère oppressante d’une étonnante mélancolie. OCULUS est un cauchemar éveillé, une longue marche funèbre où les héros sont incapables de démêler le vrai du faux, la réalité du fantasme. Et c’est particulièrement efficace. OCULUS ne révolutionne pas le genre mais le traite avec un respect sincère et une ambition louable. Un petit truc intègre et enthousiasmant… Et bien dégueulasse par moments…

2013. USA. Réalisé par Mike Flanagan. Avec Karen Gillan, Brenton Thwaites, Katee Sackhoff…
Le trailer c’est par là…

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