Le Top/Flop cinéma 2012 de John Plissken

Le Top/Flop cinéma 2012 de John Plissken

Et voilà, une de plus ! Alors que 2013 s’annonce des plus excitantes, 2012 se termine sans apocalypse mais avec le sentiment général d’un cru globalement rattrapé par une fin d’année spectaculaire. Sur ce bonne fêtes à tous et rendez vous dés janvier pour une kyrielle de bonnes surprises sur grand écran, du moins on l’espère très fort !

1 Skyfall, de Sam Mendes
James Bond revisité, psychanalysé, humanisé…. et finalement ressuscité. Magnifié par la plus belle photo jamais vue sur un film de la saga, Skyfall est le premier 007 réellement émouvant depuis Au Service secret de sa majesté, sans pour autant oublier l’action qui dépote. Oubliez les grincheux conservateurs et leurs reproches absurdes : Skyfall est un film passionnant et magnifique. Relire la critique.

 

2 L’Odyssée de Pi, d’Ang Lee
Il y a des films qui vous font sentir plus con, d’autres qui vous foutent dans une colère noire… Avec L’Odyssée de Pi, Ang Lee vient de faire un film qui vous fait sentir tout simplement meilleur. Une merveille de poésie et d’humanisme, tourbillon d’émotions et de visions inoubliables, un voyage au bout du monde dont on revient gonflé d’espoir pour la capacité du cinéma à faire du bien. Tout simplement ! Sans parler de l’incroyable mise en scène fusionnant littéralement sa narration avec la projection en 3D.

 

3 Le Territoire des loups, de Joe Carnahan
Entre deux Taken, Liam Neeson parvient à nous rappeler qu’il peut à l’occasion tourner des bons films et s’y montrer prodigieux. Quant à Joe Carnahan, il remonte carrément le niveau après le consternant The A-Team. Magnifique survival à la fois élégiaque, cruel et palpitant, Le Territoire des loups vous prend à la gorge dés ses premières minutes, jusqu’à un final d’une puissance tétanisante.

 

4 Les Bêtes du sud sauvage, de Behn Zeitlin
Le lyrisme de la mini review du Dr No m’avait convaincu d’y aller, un peu méfiant tout de même… et Les Bêtes du Sud Sauvage est bel est bien le choc inclassable de la fin de l’année. Un conte sublime en plein quart monde du sud des Etats-Unis battu par les eaux, illuminé par l’incandescente Quvenzhané Wallis en gamine courage affrontant ses peurs intimes.

 

5 Margin Call, de JC Chandor
Le plus grand film catastrophe de l’année, garanti sans CGI ni effets pyrotechniques. Les destructions massives, ici, ce sont celles de millions d’emplois suite à l’irresponsabilité crasse des sociétés de courtage qui ont plongé la planète dans une crise mondiale en 2008. Thriller financier parfois aride, Margin Call rassemble une brochette d’acteurs hallucinants dans une ambiance de pré-apocalypse économique.

 

6 Argo, de Ben Affleck
S’inspirant d’une histoire vraie, donc au final théoriquement connu, Ben Affleck se débrouille pour nous river à notre siège dans le dernier virage de ce “search and rescue” totalement atypique. Belle réflexion en creux sur le pouvoir illusionniste du cinéma.

 

 

 

7 Cheval de guerre, de Steven Spielberg
Qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? On y va en étant persuadé d’être irrité par la mièvrerie dégoulinante ou la solennité pontifiante dont Spielberg est parfois capable… et Cheval de guerre vous émerveille par la perfection de sa mise en scène et un lyrisme fordien assumé jusqu’au bout des sabots. C’est beau, on pleure, c’est tout.

 

 

8 The Dark Knight Rises, de Christopher Nolan
Je ne comprendrai jamais vraiment les haters de ce film. Ok Marion Cotillard (un détail, gênant certes mais un détail quand même), ok les invraisemblances et une étrange gestion du temps, ok Bane moins puissant que le Joker et un peu vite expédié… mais sinon, quelle puissance, quel souffle, quelle ambition thématique et quelle noirceur audacieuse pour un film de super héros ! Un ultime volet qui se conclut par un poignant passage de relais. Relire la critique.

 

9 Moonrise Kingdom, de Wes Anderson
Je n’aime pas vraiment le cinéma de Wes Anderson et pourtant j’ai adoré Moonrise Kingdom… normal. Mimi, attachant, inventif, frais. Et Bruce Willis joue bien. Relire la critique.

 

 

 

10 Le Hobbit, un voyage inattendu, de Peter Jackson
Après la pompe prétentieuse et autiste (a.k.a pour fans de Tolkienneries et d’Heroic Fantasy) de la première trilogie, Peter Jackson, contre toute attente, livre un “prequel” beaucoup plus attachant et humble, à base de nains ripailleurs et courageux. Malgré sa longueur et ses longueurs, The Hobbit offre aussi un spectacle total au gigantisme parfois littéralement intimidant. Impossible de découpler le film de la révolution représentée par son visionnage en HFR 3D, expérience proprement hallucinante et après laquelle plus rien ne sera comme avant.

 

 

 

 LES FLOPS 2012 (dans le désordre)

 

Sur la piste du Marsupilami, d’Alain Chabat
Lamentable adaptation des aventures de la bébête jaune tacheté. Mou, pas drôle, incohérent, bâclé, vulgaire, arrogant dans sa paresse… tant qu’à s’infliger un nanard adaptant Franquin, je préfère encore le Fais Gaffe à la Gaffe de Paul Boujenah, tiens. Relire la critique.

 

Radiostars, de Romain Levy
La comédie “générationnelle” la plus survendue de l’année. L’équivalent “comique” des Petits Mouchoirs : tout dans la pose, l’apparat d’émotions, les poncifs de dialogue et le surjeu (Cornillac, champion du monde !). Du vent sur les ondes…

 

 

 

 

 

Battleship, de Peter Berg
Peter Berg a prouvé qu’il savait faire de bons films (Friday Night Lights, The Kingdom…). Avec Battleship, il confirme qu’il peut aussi faire du Z avec beaucoup d’argent.

 

 

 

 

W.E, de Madonna
En 1998, une riche épouse abandonnée à New York fantasme sur le destin de l’actrice Wallis Simpson, pour qui le roi Edouard VIII alla jusqu’à abdiquer en 1936. C’est parfois beau et chichiteux comme une pub Dior, mais la plupart du temps soporifique et lounge. Madonna a fait un film pour ses amis de la haute couture, une purge bourgeoise qui suinte à chaque plan surléché la fascination béate pour le grand luxe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cosmopolis, de David Cronenberg
Mais où est passé le Cronenberg de History of violence bordel !!! Entre ce pensum à mourir d’ennui et A Dangerous Method, David refait des films chiants et prétentieux comme aux temps maudits de Spider et M. Butterfly

 

 

 

Holy Motors, de Leos Carax

Je veux bien reconnaitre qu’il y a des trucs fascinants visuellement dans ce machin mais à part ça….Cette interminable branlette d’un auteur sur son oeuvre et sa vie dans une suite de sketchs sans queue ni tête m’a laissé complètement exclu de son délire. Une incompréhension totale.

 

The Expendables 2, de Simon West
Il parait que c’est beaucoup mieux que le premier (pas vu). Waouh !!! Je n’ose imaginer la purge du précédent ! Avec un casting aussi jouissif, se contenter de faire aussi mou, laid, con, mal joué (si, si ces acteurs peuvent bien jouer quand ils sont bien dirigés !) et peu excitant, c’est impardonnable. A peine digne d’un DTV du samedi soir sur M6. Mais d’où vient cette hype, putain ???


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