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« Les cavaliers de l’apocalypse » : du sexe, du sang, la fin du monde.

« Les cavaliers de l’apocalypse » : du sexe, du sang, la fin du monde.

Note de l'auteur

1501-apocalypse2_orgL’histoire : Il était une fois trois frères et une soeur. Quatre personnes tout sauf normales, qui luttent pour rester dans le camp du bien et garder leurs personnalités. Car ces quatre personnes sont en fait les incarnations des cavaliers de l’apocalypse et chacun des quatre volumes de la série suit l’un de ces personnages. Le premier était Guerre, le second Famine (qui vient de paraître chez Milady). Dans un pays où la mort et les démons s’affrontent, alors que les humains essayent de lutter, ça sent le stupre et les combats.

Mon avis : La bit-ly, c’est ce genre très reposant, où il faut du sexe, du sang, des créatures infernales, mais pas d’homosexualité, et prendre son pied est la règle. On tombe amoureux au premier regard et c’est pour la vie. Les hommes sont des mâles, les femmes sont par essence attirées par quelqu’un de plus fort qu’elles et qui puisse protéger la petite fleur délicate qu’elles sont en réalité. Une fois acceptées ces règles, Les cavaliers de l’Apocalypse se révèlent une lecture tout a fait réjouissante, car elle repose sur un univers complexe et bien charpenté (pas de jeux de mots. Quoique.) Un véritable plaisir (où je plaide coupable).

En effet, il s’agit d’un spin-off de la série Demonica. Mais le lecteur peut tout à fait suivre les aventures d’Arès, Thanatos, Reseph et Limos sans en savoir plus, grâce à un lexique situé en début d’ouvrage et à un rappel de qui est qui finement apporté dans le livre. L’aventure se passe en Enfer (le Shéoul) et sur terre. Vampires, succubes, démons, Satan, magie, anges déchus, malédictions et prophéties s’affrontent dans un univers où il va falloir choisir son camp. En effet, pour déclencher l’apocalypse, il faut s’attaquer à un sceau (l’agimortus) qui fait alors de Thanatos, Mort, d’Arès, Guerre, etc…

cavaliers-apocalypse-miladyLes personnages sont complexes, la culpabilité est très présente dans ces deux premiers romans, les scènes intimes très bien amenée (s’ils ont envie de se sauter dessus tout le temps, ils ne le font pas de suite, ce qui permet une montée en tension salutaire dans un genre où coucher est un passe-temps comme un autre). Et surtout l’histoire rappelle quelque peu le manga Angel sanctuary de Kaori Yuki : le ciel et les enfers existent, ils ont l’air aussi tordus l’un que l’autre, les démons ne sont pas tous des monstres et il faut penser en nuances de gris. Les personnages féminins sont assez forts et divers ce qui est agréable, comme les personnages masculins. Elles se battent et ont un passé, une histoire. Bravo aussi à l’auteure, qui ne propose que quatre numéros dans cette série, et évite ainsi de partir en sucette : il y a une vraie trame, en tout cas dans le premier et le dernier roman. Je ne me remets toujours pas de l’effet Anita Blake qui offrait au lecteur un monde beau et divers et qui a fini en orgie du n’importe quoi, où on ne comprend même plus qui est qui et pourquoi ils couchent ensemble. Quatre volumes, ça veut dire un début et une fin, et une histoire, celle de l’Apocalypse ou de son échec que l’on mène d’un bout à l’autre,une mythologie pensée dès le premier volume et pas bâtie au fur et à mesure. Bref, une bonne histoire que l’on suit.

Il ne me manque plus qu’à lire Demonica…

Si vous aimez : la bit-ly, les créatures fantastiques, les Harlequins avec du sang et de la torture, et du sexe quand même. Et le côté, créatures immortelles qui étaient là pour la chute de Babylone qui savent tout mais sont quand même parfois un peu bouchées.

Autour du livre : Larissa Ione a écrit avant cette série, Démonica, une série actuellement en sept volumes, qui se passe dans le même univers et dont certains personnages font des apparitions.

Larissa Ione / Paul Harris Photography

Larissa Ione / Paul Harris Photography

Extrait : « Pestilence ne parvenait pas à déterminer s’il était de bonne ou de mauvaise humeur. Ces derniers temps, cela lui arrivait souvent. D’habitude, il baisait et tuait, ce qui lui procurait le même effet qu’un Prozac surdosé. Mais ce jour-là, son moral avait joué aux montagnes russes, pour terminer par ce qui s’était passé quand il avait regardé Harvester enlever Reaver dans le village, agonisant.
Il avait vu l’ange déchu flirter avec Reaver, lui montrer ses seins, ses fesses, et en avait éprouvé… de la jalousie.
Il ignorait pourquoi. Il détestait Harvester et voulait lui causer le plus de malheur possible. C’est pour cette raison qu’il s’était attaché l’âme d’Arik. Il comptait tuer l’humain et présenter son âme au prince des ténèbres, pour l’utiliser comme monnaie d’échange et négocier afin que Harvester devienne sa compagne.
Oui, il la haïssait. Mais elle était l’une des femelles les plus puissantes de Sheoul, avec Lilith. Il serait avantageux pour lui de l’avoir de son côté pour régner après l’Apocalypse, lorsque ses frères, sa soeur et lui se disputeraient la domination et le contrôle de la Terre et des âmes. »

Sortie : Les cavaliers de l’Apocalypse, Famine (tome 2). 23 janvier 2015, éditions Milady, 475 pages, 8,20 euros.

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