Les chéris de ces geeks, ep. 2 : Michael Ironside

Les chéris de ces geeks, ep. 2 : Michael Ironside

Yeah… I know my little droogies… A peine ai je inauguré, avant hier soir, ma nouvelle rubrique Les Chéris de ces geeks que j’enquille déjà avec un second épisode. L’enthousiasme, que voulez vous. En spéciale dédicace à ma vieille branche Thierry, voici donc un petit coup de zoom sur un autre second couteau absolument culte chez les fans de cinéma de genre. J’ai nommé Guillaume Canet. Revenez, je déconne : je veux parler de Michael Ironside bien sûr.

Rassure toi, homme ou femme d’impatience, ici ne sera point le lieu d’une laborieuse bio que tout un chacun peut dévorer sur le web. Comme avec Kurtwood Smith, je m’en vais juste ici adresser un petit coup de chapeau perso au bonhomme.

Mon tout premier souvenir de Michael Coin d’acier remonte à Scanners, de David Cronenberg. C’était en 1981, j’avais à peine dix ans. Le film était interdit aux moins de treize mais je pus néanmoins en apercevoir quelques lichettes à la télé lors de sa sortie en salles, via des extraits diffusés dans Temps X. Je vous parle bien sûr d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent connaître (Temps X, les frères Bogdanov avant leur inquiétante mutation, TF1 chaîne publique…).

Un extrait en particulier m’a terrorisé et longtemps hanté mon imagination: le passage, en ouverture du film, où Michael Ironside, alias le télépathe Darryl Revok, fait exploser la tête d’un malheureux congénère lors d’une démonstration de son pouvoir au cours d’un colloque scientifique. Ca ne vous dit rien ? Allez, petit rafraîchissement de mémoire :

Oui je sais, c’est un peu gore.Et j’avais dix ans, j’vous rappelle. Soyez maudits, frères Bogdanov !!! Scanners est certainement LE film qui, hormis d’avoir lancé commercialement la carrière de David Cronenberg, a ouvert à Michael Ironside les portes du royaume mémoriel geekien. Né en 1950, cet acteur canadien de formation classique, ex-champion local de bras de fer, a marqué dans Scanners des millions d’entre nous par son regard aux paupières lourdes, sa machoire carrée et l’impression qu’il incarnait la faucheuse, tout simplement. Un regard de Revok était un aller simple pour la mort. Une mort la plus horrible qui soit, par implosion crânienne précédée d’une montée en puissance terrifiante des symptômes annonciateurs du massacre.

Je me souviens avoir gardé longtemps en moi l’expression du visage d’Ironside pendant cette scène : sa pose icônique, ses yeux révulsés, sa bouche entrouverte laissant deviner une once de jouissance à désintégrer l’autre. Ironside a incarné dans Scanners LE mal sur terre et je vous promets qu’à dix ans, on y croit dur comme fer !

Un an plus tard, Ironside récidivait : je me rappelle de la bande annonce, vue au cinéma cette fois, du film canadien « Terreur à l’hôpital central » de Jean-Claude Lord (Visiting Hours en V.O). Damned, encore un rôle de psychopathe pour Michael ! Un serial killer assassinant des femmes, si mes souvenirs sont exacts. Je crois n’avoir jamais vu ce film, mais les quelques plans du visage d’Ironside dans cette bande annonce bien flippante achevèrent, après Scanners, d’incruster définitivement les inquiétants traits de ce très grand acteur au timbre de stantordans ma mémoire de geek en formation.

Les autres rôles cultes de Michael (quasiment que des crevures) : l’irascible Tyler dans V, le major Paul Hackett dans Extreme Prejudice, Katana dans Highlander 2 (même dans les nanars absolus, il brille le Michael), Richter dans Total Recall et surtout, surtout, surtout, le lieutenant Rasczak dans Starship Troopers (sois béni Paul Verhoeven)… Et je passe, faute de temps, sur la quantité de rôles de guest star en télé dont Ironside nous a régalé et qui font de lui un cas classique de « l’acteur vu mille fois mais dont on ne se rappelle jamais le nom ».

Ici bas, sur JPFM comme dans d’autres cercles de bon aloi, on est pas prêt de l’oublier, son nom : Michael Ironside. Un grand bonhomme qui mérite notre infini respect.

What else sur Michael ?

Joie, bonheur et félicité : il figure au générique de Terminator 4 (aka Terminator Renaissance, sortie France le 3 juin), dans le rôle de général Ashdown. Putain, ça sent la poudre !!!

Coming next… mais oui il arrive, le Dr No, il arrive….

End of tranmission

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