Les grands studios d’animation japonais: Bones

Les grands studios d’animation japonais: Bones

Comme tout bon geek/otaku (rayez la mention inutile), vous avez vu et revu un très grand nombre d’animes, de films et d’OAV, mais connaissez-vous vraiment les studios qui se cachent derrière ces productions?! En cette rentrée 2014, je vous propose un petit dossier concocté avec amour, sur les studios d’animation nippons. Découverte pour certains, révisions pour d’autres, quelque soit votre niveau de connaissances sur le sujet, vous y trouverez forcément votre compte.

 

2199

Bones, le studio jeune

 

En 1998, Masahiko Minami, Hiroshi Ousaka et Toshihiro Kawamoto, quittent le studio Sunrise pour fonder Bones, mais ils gardent un lien avec lui, puisque dès 2000, ils coproduisent le film d’animation Vison d’Escaflowne – Une Fille sur Gaïa, réalisé par Kazuki Akane. La série avait été un succès de Sunrise et le jeune studio Bones doit alors se montrer à la hauteur. Même s’il n’arrive pas à surpasser la série, le film reste un bon premier exercice et un bon tremplin pour Bones. En 2001, on reprend la même formule, les deux studios coproduisent Cowboy Bebop – Le Film. Contrairement à Escaflowne, qui était une adaptation de la série, Cowboy Bebop se situe dans une continuité entre les épisodes 22 et 23. Carton plein, le film est une bombe! Shinichiro Watanabe est un réalisateur ambitieux, qui est alors en pleine possession de ses moyens. Le film s’inscrit parfaitement dans le ton de la série et Bones trouve en Sunrise, un mentor. L’année 2002, est alors celle de RahXephon. Avec une série de vingt-six épisodes et un long-métrage, le titre mecha créé par Yutaka Izubuchi, marque le début de la décennie. Dense et complexe, RahXephon est alors comparé à Neon Genesis Evangelion, même si les deux titres n’ont pas tant de points communs que ça. Le studio tente de s’émanciper de son aîné mais on sent toujours une influence certaine.

 

Full-Metal-Alchemist-BrotherhoodL’année suivante, ils augmentent la cadence avec pas moins de trois animes et pas des moindres. En dehors de Scrapped Princess, le studio Bones sort Wolf’s Rain, une série post-apocalyptique à la richesse surprenante, réalisée par Tensai Okamura, mais le titre qui va le propulser au sommet et devenir une référence sera l’adaptation de Fullmetal Alchemist. Les alchimistes Edward et Alphonse affolent les compteurs et la réussite est d’autant plus grande qu’ils devait prendre la case de diffusion télévisée appartenant précédemment à Gundam. Autant dire qu’il fallait de larges épaules! Intelligent, adulte et très bien construit, la série est une incroyable réussite grâce notamment à l’excellent matériau d’origine de la mangaka Hiromu Arakawa. Le graphisme et l’animation de grande qualité montrent que Bones est enfin rentré dans la cour des grands. Bien qu’elle s’éloigne complètement de la trame d’origine, la série est une réussite. Deux ans après, comme à l’accoutumée une série est suivie d’un film, le long-métrage Conqueror of Shamballa sort au Japon.

 

En 2007, c’est avec Sword of the Stranger réalisé par Masahiro Andô, que Bones se fait à nouveau remarquer. Ce film à l’ère des samouraïs est en tout points impressionnant. L’animation fluide et riche sert un scénario solide et une réalisation sans faille. Les critiques sont excellentes et il fait le tour des grands festivals internationaux. Le studio n’en oublie cependant pas les séries et espérant reproduire le succès de Fullmetal Alchemist (FMA pour les intimes), il se lance dans l’adaptation du manga Soul Eater. Une nouvelle fois, le challenge est élevé puisque la patte graphique du titre est assez particulière. De plus, ici, le récit est beaucoup plus chaotique et connaît quelques trous d’air. La série assez inégale parvient à s’imposer mais s’achève après cinquante et un épisodes, alors même que le manga n’est pas terminé.

 

4602681356768704209

 

Le succès de FMA ne se dément pas et à l’approche de la fin du manga, Bones relance sa poule aux d’or avec Fullmetal Alchemist: Brotherhood. Maintenant que le studio a une vue d’ensemble du récit, il peut offrir aux fans une toute nouvelle et bien plus fidèle adaptation. On sent l’argument qui cache juste une potentielle montagne de billets mais au-delà de ça, cette nouvelle mouture prouve clairement qu’elle en a sous le capot. Plus sombre et adulte, Brotherhood est effectivement plus proche de l’original et nous offre un autre point de vue sur l’univers de FMA. En 2010, plusieurs studios se retrouvent autour d’un projet commun, Halo Legends. Bones a toujours eu un pied dans le jeu vidéo par le biais de Bandaï (absolument omniprésent). A l’instar de Animatrix et Gotham Knight, Halo Legends est un omnibus qui prolonge un univers pré-existant bien défini. Sept court-métrages produits par six studios dont Bones, Production I.G, Studio 4°C ou encore Toeï Animation.

 

La dernière série marquante en date du studio n’est autre que Space Dandy, trip nawesque et funky du talentueux Shinichiro Watanabe. La série a débuté en début d’année et sa seconde saison est en cours de diffusion au Japon. Space Dandy est une preuve supplémentaire que le studio Bones a une vision ouvertement jeune de la Japanimation. Très porté sur les références pop, le studio se veut décalé, tout en restant très actuel. Bones est encore tout jeune et a certainement pas mal de cartes à abattre.

 

Découvrez d’autres studios d’animation japonais
Madhouse
Gainax
Production I.G.
Studio 4°C
Töei Animation
Sunrise
Gonzo
Pierrot

Partager