Lost saison 5, c’est quand même vachement bien !

Lost saison 5, c’est quand même vachement bien !

Hi smart geeks, Plissken speaking! N’y allons pas par quatre chemins : Lost 5, c’est d’la bombe. Et de la part des scénaristes de la série, c’est ce qui s’appelle se donner un sacré bon Dieu de coup de pied au cul. Ben oui, quoi, rappelez vous… A la rentrée 2006, alors que Heroes triomphait sur NBC et s’imposait, avec sa première saison, comme LA série hype du moment, Lost voyait ses audiences se tasser et surtout sa cote critique s’effondrer.

Logique : à force de flashbacks bouchtroutoumous (si si ca veut dire quelque chose, relisez bien) et de questions sans réponse, la série de JJ Abrams devenait aussi palpitante qu’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale sur France 3. Te souviens tu, frère d’armes geek, de ces épisodes du début de la saison 3, interminables, où Kate et Sawyer passaient leur temps enfermés dans des cages chez les Zôtres, tandis que Ben demandait à Jack de l’opérer de sa tumeur. J’en ronfle encore. Et puis…..

Mis au pied du mur par les fans et leur diffuseur ABC aux USA, les scénaristes se sont enfin remués. Rendue publique début 2007, la fixation d’une date de fin pour Lost (pour 2010 apres la saison 6) et la réduction du nombre d’épisodes par saison (seize contre 22 habituels) ont grandement aidé à resserrer les boulons et débarasser Lost de son gras narratif. Surtout (et là j’aimerais bien savoir qui, dans la « writer’s room » a pondu un jour cette idée géniale), Lost s’est intégralement réinventée avec, dans l’ultime épisode de cette saison 3 transfigurée en cours de route, l’introduction des flashes forward. Mais si rappelez vous cette incroyable claque !

La saison 4 fut à la hauteur de ce nouveau départ, en inaugurant l’autre grande idée incroyablement gonflée des scénaristes : les voyages dans le temps. Et je dois bien dire que, malgré un ou deux épisodes inévitablement faiblards, la saison 5 de Lost frôle l’extraordinaire. Je viens de visionner le 10e épisode et…. ouaaaah !!!!! Quel cliffhanger ! Sayid, Benjamin Linus, le coup de feu… c’est… c’est énorme ! C’est tellement bon de finir bouche bée stupéfait un épisode de série télé ! Certes je ne me rappelle pas de la moitié des circonvolutions scénaristiques de Lost depuis ses débuts et je serais bien incapable de dire si, oui ou non, les auteurs restent cohérents par rapport au labyrinthe de questions accumulées au bout de cinq saisons.

Peu importe : le plaisir est là, ainsi que l’impression qu’on ne nous mène pas trop en bateau. Une impression certainement illusoire, mais finalement, tout ce qui compte, c’est d’y croire, non ? Et franchement, alors que tous les indicateurs aux Etats-Unis montrent que le grand public ne veut plus de sagas feuilletonnantes mais des dramas à intrigues bouclées et héros central charismatique type The Mentalist, les choix scénaristiques de Lost font preuve d’un courage kamikaze qui force le respect (matez les audiences, c’est pas la fête…).

Car à moins d’avoir scrupuleusement suivi la série depuis sa création, qui peut entraver un seul épisode de cette saison 5 sans être totalement paumé au bout de trois minutes ? La trame lostienne était déjà suffisamment touffue, voilà maintenant que s’y ajoutent les paradoxes temporels ! De la folie, mais qu’est ce qu’on se marre ! Trop chère à produire en ces temps de crise et trop feuilletonnante pour le grand public, Lost est très certainement un modèle de série en voie d’extinction (jusqu’à un prochain cycle en tout cas).

Elle n’en est que plus précieuse à suivre et le compte à rebours qui nous sépare de sa conclusion définitive plus difficile à supporter ! Voilà c’était mon petit hommage du samedi soir à une oeuvre télévisuelle majeure qui n’a pas son pareil pour nous rendre accro à ses satanées énigmes sans réponse….

End of transmission…
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