Magic: The Gathering- Les principaux formats

Magic: The Gathering- Les principaux formats

Après une première plongée (lien ici) dans le gigantesque univers de Magic : The Gathering, le temps est venu de vous présenter les principaux formats de jeu ainsi que de vous donnez quelques conseils pour bien débuter.

Que vous soyez un joueur occasionnel ou un professionnel parcourant le monde en quête de gloire et de richesse, les différents formats de jeu dans Magic restent les mêmes et se divisent en deux grandes catégories : le limité et le construit.

Les formats limités

Les formats dit limités sont, à mon avis, les plus intéressants pour les débutants. Ils demandent un investissement moindre en temps et surtout en argent puisque vous n’avez même pas besoin d’avoir de cartes au préalable. Bien qu’il soit possible de jouer aux formats limités chez soi avec ses amis en achetant un bon paquet de boosters, il est préférable de participer à des événements comme les « Friday Night Magic » dans les nombreuses boutiques spécialisées. Pour faire simple, les formats limités consistent à construire un deck de 40 cartes sur le moment en ouvrant des boosters. Le limité est parfait pour les débutants puisque vos chances d’avoir de bonnes ou mauvaises cartes ne dépend pas de la taille de votre porte-monnaie. Même si votre adversaire est un vétéran de Magic, vous n’aurez jamais le sentiment de jouer contre un deck surpuissant. La différence de niveau se fera ici surtout sentir sur la capacité à improviser une stratégie à partir de nouvelles cartes.

  • Booster Draft : C’est le format limité le plus populaire et qui se joue tous les vendredis soirs dans les boutiques spécialisées. Il vous faudra débourser 12 euros pour vous inscrire à un draft et recevoir trois boosters scellés de 15 cartes de la dernière édition. Une fois que tout le monde est inscrit (en général huit personnes) et assis à la table, chaque joueur ouvre son premier booster et choisit une seule carte avant de passer le reste du paquet à sa gauche. Toutes les cartes de premier booster enfin distribuées, on répète l’opération pour le deuxième booster (mais cette fois-ci en passant le paquet de cartes à sa droite) puis le troisième booster (on repasse à sa gauche).

À la fin du draft, vous aurez normalement entre 20 à 24 créatures/magies et 16 à 20 terrains de bases (fournis par la boutique) pour un deck de 40 cartes minimum. Pour réussir un draft, il faut se concentrer sur les synergies et combos entre les cartes plutôt que la puissance brute. Une fois le tournoi terminé, on rassemble toutes les cartes rares et mythiques sur la table. Le gagnant choisit une carte et ainsi de suite en fonction du classement. Même si vous êtes arrivés en dernier, vous aurez toujours la garantie de repartir avec un deck et au moins trois cartes rares. Pour presque l’équivalent d’une place de cinéma à Paris, c’est plutôt pas mal non ?

  • Paquet Scellé : C’est un format avant tout destiné aux avant-premières des nouvelles extensions. Chaque joueur reçoit une boîte contenant six boosters scellés de 15 cartes et doit ensuite construire un deck de 40 cartes. Contrairement au Booster Draft, le joueur garde son deck exactement comme il est à la fin du tournoi. Au lieu de distribuer entre les joueurs les rares/mythiques trouvées dans les boosters, les gagnants repartent ici avec des cartes spéciales pre-releases en fonction du classement.

 

 

Les formats construits

Pour les formats construits, le joueur utilise un deck préconstruit avec ses propres cartes issues de sa collection. Le deck contient un minimum de 60 cartes (pas de maximum) dans lequel vous ne pouvez pas avoir plus de quatre exemplaires de la même carte. Les avantages des formats construits sont nombreux, ils nous donnent par exemple la possibilité d’avoir un deck qui nous plait vraiment et qui nous correspond. Ils permettent aussi d’explorer plus en profondeur les différentes idéologies et philosophies de jeu en fonction des couleurs. Mais plus important encore, construire son propre deck de manière stratégique à partir de rien procure une certaine forme de satisfaction. Magic offre d’immenses possibilités en termes de synergies et combinaisons entre les cartes. Pour cette raison, il y aura toujours une façon de peaufiner sa stratégie et améliorer son deck contre tel ou tel type d’adversaire.

Seul petit bémol des formats construits, il vous faudra absolument passer par la case achat de cartes à l’unité si vous voulez être vraiment compétitif dans les tournois. Contrairement aux formats limités plus égalitaires, Magic devient ici clairement un pay-to-win. Mais attention, même si vous avez investi une grosse somme dans votre deck, cela ne vous garantit en rien la victoire. Les pros peuvent en être témoins, maîtriser ses cartes à la perfection, choisir une stratégie et anticiper les décisions de l’adversaire sont les vraies clés de la victoire dans Magic.

  • Standard : C’est clairement le format le plus populaire aujourd’hui, que ça soit au niveau compétitif ou casual. En standard, vous pouvez utiliser uniquement les cartes des extensions sorties durant les deux dernières années. C’est un format en constante évolution et qui demande de la part du joueur de souvent mettre à jour son deck. L’un des avantages du standard par rapport aux autres formats construits est son coût. En limitant les extensions autorisées, le standard a moins de cartes à posséder et moins de mécaniques à maîtriser. Si vous débutez Magic et que vous voulez tenter l’aventure en format construit, je vous conseille donc vivement le standard.

  • Modern : Avec presque 60 extensions autorisées (depuis Mirrodin et la Huitième Édition) et des milliers de cartes disponibles, c’est un format très intéressant puisque extrêmement riche en termes de possibilités. Il n’est pas rare en Modern de voir une grande diversité de type de decks parfois oubliés et remis au goût du jour par des joueurs acharnés. Mais c’est en même temps un format qui demande une grande maîtrise de l’univers Magic. Pour jouer en Modern, il est important de connaître un minimum toutes les extensions et comprendre les nombreuses mécaniques. Si vous êtes un ancien joueur et que vous avez toujours vos cartes quelque part dans votre grenier, vous pouvez peut-être les réutiliser pour construire un deck Modern. À noter aussi que chaque nouvelle extension de Magic vient se rajouter à celles déjà autorisées. Vous pouvez donc également jouer en Modern avec un deck initialement prévu pour le standard.

  • Legacy/Vintage : Ces deux formats autorisent toutes les extensions depuis les débuts de Magic en 1993. Wizard a créé ces formats à cause de nombreuses cartes des premières éditions considérées aujourd’hui comme surpuissantes. Ce sont des formats moins populaires et avant tout destinés aux vieux de la vieille. À moins que vous soyez un passionné des cartes old-school, je vous déconseille ces formats qui demandent un gros investissement financier. La différence entre le Vintage et le Legacy est minime. Le premier limite certaines cartes à un seul exemplaire dans un deck tandis que le second possède une liste de cartes bannies qu’on ne peut tout simplement pas utiliser. Toutefois, si vous avez des cartes de votre grand frère/sœur ou père/mère qui traînent, il y a des chances que vous puissiez construire un deck pour ces formats.

 

Il existe également des formats non officiels mais très appréciés des joueurs. C’est le cas par exemple des formats « Pesant » et « Pauper » qui autorisent uniquement des cartes uncommon ou common. En plus d’être beaucoup moins chers, s’entraîner avec un deck « Pauper » ou « Pesant » force le joueur à se familiariser avec les nombreux combos du jeu.

Rendez-vous pour un prochain article sur les formats multijoueurs de Magic: The Gathering !

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