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Marvel 14, les super héros contre la censure : interview du co-réalisateur Philippe Roure

Marvel 14, les super héros contre la censure : interview du co-réalisateur Philippe Roure

Greetings, programs… C’est dimanche et ça caille à ne pas sortir un Taun-Taun : deux bonnes raisons pour réchauffer nos coeurs en replongeant dans la sainte époque des éditions Lug et de leur mythique Strange, mensuel par lequel toute la génération actuelle des 30/50 ans a découvert les super héros Marvel.

Plus précisément, replongeons-nous dans un documentaire qui fait, depuis quelques mois, pas mal de bruit dans le petit monde des spécialistes de la culture super héros : Marvel 14, les super héros contre la censure, de Philippe Roure et Jean Depelley.

C’EST QUOI ?

Un documentaire de 26 minutes partant de la petite histoire pour raconter la grande : à partir de l’énigme planant sur l’existence (ou non) du mythique et jamais paru 14e numéro de la revue Marvel, supprimée par Lug en 1971 à cause de la censure, Philippe Roure et Jean Depelley lèvent le voile sur une période d’acharnement de nos belles institutions morales contre la BD en général et les super héros en particulier.

OK MAIS DANS LE DETAIL, DE QUOI CA CAUSE ?

Marvel 14 : mythe ou réalité? That is the question mon bon monsieur…

En mars 1971, la « commission de surveillance et de contrôle sur les publications destinées à l’enfance et à l’adolescence », organe dépendant du ministère de la Justice, fait interdire aux mineurs la revue « Marvel », créée par les éditions Lug en avril 1970. Motif : la trop grande violence des histoires publiées dans ce magazine (Les Quatre Fantastiques, Spider Man et Captain Marvel).

Spider Man et (plus tard) Captain Marvel furent transférés alors dans Strange, autre mensuel créé par Lug en janvier 1970 et qui, bizarrement, échappa aux foudres de la censure. Quant à « Marvel », Lug interrompit donc sa parution au bout de 13 numéros après l’avis fatal de la commission. Une légende affirme pourtant qu’un Marvel 14 existe bel et bien, jamais publié mais dont certaines copies ont eu le temps d’être imprimées avant l’arrêt définitif des rotatives. Aujourd’hui introuvables, ces originaux vaudraient une fortune selon les collectionneurs. Le Marvel 14 est ainsi devenu un Graal sacré pour les amateurs, victime expiatoire d’une époque de persécution culturelle des super héros américains en France depuis l’après-guerre. Alors, Marvel 14… mythe ou réalité ?

Y A DES GUEST STARS DANS CE TRUC, PLISSKEN ?

Jean-Pierre Dionnet : avec sa verve habituelle, il rappelle dans Marvel 14 l’idéologie anti-américaine qui sévissait derrière la censure française des comics. (©Metaluna)

  • Jean Pierre Dionnet, co-fondateur de Metal Hurlant et frenchy chéri de ces geeks.
  • Frédéric Manzano, responsable des éditions Déesse.
  • Bernard Joubert, auteur du Dictionnaire des livres et journaux interdits (2007, ed. Cercle de la Librairie)
  • Jean-Yves Mitton, scénariste et dessinateur de chez Lug, mythique auteur de la BD Mikros.
  • Reed Man, rédacteur en chef du nouveau Strange et ancien de l’atelier Lug.
  • Thierry Mornet, responsable éditorial comics Delcourt, ex-rédacteur en chef de Semic.
  • Enfin, last but not least, la formidable Claude Vistel, notre marraine à tous, ex-directrice de publication des éditions Lug. Le grand âge d’or des super héros Marvel en France, c’est à elle que nous le devons.

INFOS COULISSES SUR LE DOCUMENTAIRE

Marvel 14 était à la base un projet de court métrage fiction de Philippe Roure, intitulé « M14 » (lire interview plus loin). Après avoir galéré pour trouver un producteur, Roure trouve enfin preneur en 2008 avec la société Metaluna (la boîte de Fabrice Lambot et Jean-Pierre « Mad Movies » Putters), qui lui suggère une autre idée : monter, parallèlement à son projet de court métrage, un vrai documentaire sur la légende du Marvel 14.

Vers la fin du documentaire, l’un des derniers intervenants à l’image a fait tiquer les spécialistes : un soi-disant imprimeur italien, qui étrangement sonne moins authentique que les autres témoins. Une petite controverse plane depuis autour de Marvel 14 : est ce un documentaire tout simplement bidon? Non bien sûr et Philippe Roure s’explique dans l’interview qui suit.

OU PEUT-ON VOIR MARVEL 14 ?

Strange n°1, paru en janvier 1970. Un mensuel culte de chez culte pour les fans de super héros en France. Il sera publié par Lug, puis Semic jusqu’en 1998. La revue Marvel, lancée en avril 1970, aura beaucoup moins de chance.

Ben… C’est le problème. En attendant une probable diffusion télé courant 2010 (une chaine du câble est notamment très intéressée), Marvel 14… n’est pour l’instant visible que dans les festivals. Il a été projeté en avant première à l’Etrange festival de Paris, en septembre 2009. Il le sera à nouveau lors du prochain Festival de la BD d’Angoulême. Philippe Roure termine parallèlement une version de 52 minutes de cet excellent documentaire.

MAIS AU FAIT, IL EST BIEN OU PAS CE DOC ?

Excellent ! La version de 26 minutes de Marvel 14, qui n’est selon moi finalement qu’un brouillon de la future version 52′ sur laquelle travaillent toujours Roure et Depelley, n’en reste pas moins passionnante. Ultra pédagogiques, très inspirés dans le choix de leurs intervenants (mention spéciale aux passionnants Dionnet, Joubert… et bien sûr à Madame Claude Vistel, j’y reviens plus loin), les auteurs prennent soin de replacer l’histoire de Marvel 14 dans le cadre général de l’Histoire des super héros et de la censure.

Un rapide panorama depuis Superman est brossé en préambule, pour arriver à l’ascension des héros Marvel à partir du début des sixties sous l’impulsion de Martin Goodman et Stan Lee… et leur importation en France par les éditions Lug. Le doc plonge ensuite avec rigueur et sans temps mort dans le récit du véritable harcèlement auquel la censure française s’est livrée, depuis l’après guerre, à l’encontre des éditeurs de BD… et en particulier des éditeurs, comme Lug, d’adaptations de comics américains.

Au centre de la répression, qui fera des morts économiques : la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Un texte dont Marvel 14 nous apprend qu’il trouve ses racines dans la France de Vichy et qu’après guerre, son application abusive sera encouragée par une union sacrée entre cathos intégristes et communistes anti-américains.

Claude Vistel : celle par qui les super héros Marvel sont arrivés en France, interviewée à Lyon par Philippe Roure et Jean Depelley ( ©Metaluna)

Le point d’orgue de Marvel 14 : l’interview de Claude Vistel, ex-responsable éditoriale de Lug, celle par qui les super héros Marvel ont pu se répandre en France. Une sexagénaire au récit émouvant, qui mériterait une statue pour le rude combat qu’elle a humblement mené en faveur de cette culture qui a bercé notre jeunesse et nos imaginaires de geeks.

Egalement enquête aux relents de polar (écho au court métrage fictionnel M14 que Roure a toujours en tête), le documentaire trébuche hélas dans ses trois dernières minutes. Inutilement confuses en s’attardant trop sur des détails techniques concernant l’imprimeur de Lug à l’époque, elles introduisent par ailleurs un étrange intervenant final : un certain Ennio Deodato, cité comme « ancien conducteur offset chez Intergrafica » (imprimeur italien de Lug, qui succéda au lyonnais Martel à partir de Strange 19). La séquence de ce monsieur s’avère non seulement dénuée d’intérêt, mais surtout… bidon, ce qui a dés lors fait planer un doute, chez certains, sur toute l’authenticité du documentaire. A tort bien sûr. Une petite faute de goût expliquée en toute transparence par Philippe Roure dans l’interview qui suit (mince je l’ai pas déjà écrit plus haut, ça ?).

Car en vérité je vous le dit ! Marvel 14, les super héros contre la censure est un documentaire aussi captivant que bien informé, édifiant témoignage d’un contexte historique ultra-répressif contre la culture comics. Sans oublier de très belles illustrations via les sublimes couvertures de Fantask, Marvel et Strange. Les auteurs ont d’ailleurs au préalable demandé et obtenu l’aval de Marvel Comics pour pouvoir illustrer aussi généreusement leur film. Je recommande à tous les mordus de super héros, quand la chose sera visible, ce film fort instructif et dont l’effet madeleine fait mouche. Rendez-vous donc au prochain salon de la BD d’Angoulême (pour la version 26′), ou à l’Etrange Festival de Lyon (pour la version longue)… ou sur la chaîne de télé qui aura eu le bon goût de le diffuser ! Guettez la news sur le web ou ici même dés que j’en sais plus, parole from Mars. Mais foin de moi-même, place au co-créateur du bouzin : Mr Philippe Roure !

INTERVIEW DE PHILIPPE ROURE, CO-REALISATEUR DE MARVEL 14, LES SUPER HEROS CONTRE LA CENSURE (Metaluna Production).

Philippe Roure, dites-nous tout : c’est quoi ce Marvel 14, d’abord ? Hein ?

Je vais vous le dire mon cher Plissken : d’abord, c’est le numéro qui a suivi le Marvel 13, je trouvais intéressant de le préciser ! Et je ne dis pas ça juste pour faire une blague à deux balles.

Non, non c’était drôle. Et la suite ?

Marvel 14 est un mythe sur lequel nous enquêtons. A l’époque, sur la 4e de couverture de chaque Marvel, les éditions Lug montraient toujours la couverture du numéro suivant. Et donc sur Marvel 13, il y avait une couverture annonçant Marvel 14, ce qui a laissé penser à beaucoup de gens que ce numéro a bien existé. Dés lors les collectionneurs n’ont cessé de fantasmer : où est passé ce Marvel 14 ? A-t-il eu le temps d’être imprimé, relié, massicoté avant que les machines ne s’arrêtent ? Bref si il existe, Marvel 14 peut valoir une fortune. Certains disent l’avoir vu, mais il s’agit en fait de numéros pirates, oeuvres de fans ultimes qui ont fabriqué leur propre Marvel 14. Nous interviewons d’ailleurs l’un d’entre eux, à la fin du doc.

A travers l’histoire du Marvel 14, ce film nous raconte aussi comment les super héros Marvel ont débarqué en France et leur « persécution »…

Tout est parti de Lyon, où sont nées les éditions Lug, qui au début adaptaient surtout des BD italiennes de western dans les revues Ombrax, Nevada, Tex, Kiwi…. A la tête de Lug, il y avait Auguste Vistel, Marcel Navarro et Claude Vistel, la fille d’Auguste. Les Vistel étaient une grande famille de résistants pendant la guerre. Quand Marvel Comics a voulu s’exporter en Europe, ils ont mandaté une société pour signer les contrats d’adaptation : l’agence Transworld Feature Syndicate, représentée en France, à Paris, par une certaine Barbara d’Arnoux. De tous les éditeurs français contactés (dont Hachette), seul Lug a dit « ok ». Ils ont sorti un premier magazine en 1969 : Fantask, avec au sommaire le Surfer d’argent, les Quatre Fantastiques et L’Araignée. La censure a fait arrêter Fantask au bout de 7 numéros sous des prétextes hallucinants (couleurs trop violentes, monstres, combats violents…).

La loi n°49-9456 de juillet 1949 : un texte encadrant avec la plus grand sévérité les « publications destinées à la jeunesse ». (©Metaluna)

Pourquoi une telle sévérité contre les super héros ?

Depuis l’après-guerre, la délinquance juvénile était une source de préoccupation majeure du gouvernement et pour lui, la BD était responsable de cette délinquance, comme nous l’explique dans le doc’ Bernard Joubert. D’où la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Après l’arrêt de Fantask, Lug a créé en parallèle deux autres revues : Strange et Marvel. Et au bout de 13 numéros, il est arrivé à Marvel la même chose qu’à Fantask. Strange, elle, a pu continuer au prix d’une certaine auto-censure, une édulcoration des planches américaines… Et puis les choses se sont un peu calmées, surtout que Spider Man est devenu très populaire grâce au dessin animé télé. Mais l’autocensure a continué jusque dans les années 90.

Cette loi du 16 juillet 1949 est-elle toujours en application ?

Elle existe toujours, mais je pense que son application s’est évidemment beaucoup relachée, surtout depuis l’arrivée des mangas. La commission de censure doit toujours exister mais sur quoi se prononcent-ils maintenant, je ne sais pas. Jean te répondrait sans doute mieux que moi…<
Le temps fort de ton documentaire, c’est Claude Vistel. Elle est un peu notre super héroïne à tous !
On a passé un après midi à discuter chez elle à Lyon. Elle nous a invité au restau, en nous accueillant « comme ses petits enfants » (ce sont ses mots). C’est une dame très élégante, à la retraite aujourd’hui. Elle est restée un temps chez Semic après le rachat de Lug en 89. Elle avait une place en or, mais a fini par se dire qu’elle avait fait son temps (Claude Vistel a pris sa retraite en 1993 – NDJP). C’était génial de discuter de super héros et de super vilains avec cette sexagénaire distinguée qui parfois nous rappelait elle-même des noms de personnages qu’on avait oublié. C’est elle qui a choisi les super héros figurant dans le premier Fantask. Elle était tombée amoureuse du Surfer d’argent à cause de son air triste et persécuté, elle trouvait ça craquant.

Ci-dessus : l’avis de la commission de censure préconisant l’interdiction aux mineurs de Marvel en raison de la « brutalité » et de « l’horreur » qui y persistent (rires). (©Metaluna)

Tu es toi-même un vieux lecteur de Strange ?

Comme beaucoup de gens de ma génération, oui. Le premier numéro que j’ai acheté, c’était dans les années 70, avec Daredevil en couverture. On le voit dans un zoo, il se bat contre un mec cagoulé sur une espèce de soucoupe volante… J’ai dû lire mon premier Strange vers dix ans et j’ai enchainé avec Titan, Nova, Special Strange, Planète des singes, Conan… jusqu’à environ 16/17 ans. Quand Semic a racheté Lug en 1989, j’avais déjà arrêté.

D’où t’est venue alors l’idée de Marvel 14 ?

En lisant une encyclopédie sur les adaptations des Marvel comics en France par Lug et Semic, je suis tombé sur un article sur le « légendaire » Marvel 14. Je n’avais pas idée de cette histoire et du mythe qu’était devenu ce Marvel 14. J’ai trouvé que cela ferait une très bonne idée de scénario de polar. J’envisageais déjà une scène d’ouverture avec quatres personnages autour d’une table, à la Reservoir dogs, en train de parler du sac de noeud Marvel 14 à l’issue d’une discussion à batons rompus sur les comics en France. L’idée était donc d’en tirer un court métrage de 15 minutes, qui s’appelait « M14 ». J’en ai écrit le script, puis j’ai tourné un teaser avec des bouts de ficelle en 2007. Ca débute comme un vrai-faux docu sur la légende M14, avant de basculer vers le polar en noir et blanc. Pour crédibiliser le coté docu du teaser, j’ai fait jouer Jean-Pierre Dionnet dans son propre rôle.

Comment ce projet de court métrage est-il finalement devenu un documentaire pur et dur avec Marvel 14 ?

J’ai fait le festival de Cannes pour trouver un producteur, avec mon teaser sous le bras. Sans succès. J’ai alors contacté Fabrice Lambot et Jean-Pierre Putters de Metaluna prod. Fabrice m’a contacté cinq minutes apres l’envoi de mon mail pour me confirmer leur intérêt. Mais tout en soutenant le projet de court, ils m’ont expliqué qu’ils trouvaient qu’on avait là matière à faire aussi un vrai documentaire sur le sujet.

Ils m’ont proposé de m’associer avec Jean Depelley, un auteur de chez eux bourré de contacts dans le monde des comics et fervent défenseur de Jack Kirby en France. Il collabore aussi à la version actuelle de Strange. M14 est donc devenu le documentaire Marvel 14, les super héros contre la censure, dont nous avons débuté le tournage au festival d’Angoulême en 2009. Mais M14 le court métrage est toujours d’actualité : il est en phase de préproduction, j’ai commencé des répétition avec de nouveaux comédiens et notamment, dans le rôle du bad guy, le comédien-cascadeur Alain Figlarz (vu récemment dans le rôle du très très vilain Lemoine dans Braquo – NDJP).

Fanboy ultime : ce collectionneur anonyme explique comment il a lui-même fabriqué et imprimé son propre numéro 14 de Marvel à partir de planches parues en album après la mort de la revue. Un récit hallucinant dans Marvel 14. (©Metaluna)

Pour finir, revenons sur la mini-controverse relative à la fin de ton documentaire. Dans les trois dernières minutes, vous interviewez un employé de l’imprimeur italien Intergrafica… Il s’agit en fait d’un comédien ?!

Bon… rappelle-toi que ce 26 minutes est sur le mode de l’enquête et qu’à l’origine, c’était une fiction. Dans le cadre de cette enquête, on a voulu remonter la piste du Marvel 14 et savoir où il avait pu etre imprimé : chez Martel, à Lyon, ou Intergraphica, à Milan (Lug a travaillé avec ces deux imprimeurs – NDJP).

Cet italien que tu vois et qui a censément travaillé pour Intergrafica est effectivement un acteur. J’avais tourné cette séquence dans le cadre du teaser de M14, qui était une fiction tournée comme une enquête de polar.

Dans ce cadre-là, ça n’était pas gênant d’avoir un comédien jouant le rôle d’un imprimeur qui aurait travaillé chez Intergrafica dans les années 70. Et quand on a basculé dans le mode documentaire, on a quand même gardé cette séquence parce qu’elle donnait un petit côté international au film. Mais du coup tout le monde voit bien que ce mec joue la comédie et ca laisse penser que tout Marvel 14 est un « docu-menteur » pipeauté depuis le début. Alors que tout, excepté ce type, est rigoureusement vrai.

En même temps ca me parait impensable de garder un comédien dans un documentaire. Que va devenir cette séquence ?

Elle ne figurera pas dans la version longue de Marvel 14, qui sera davantage tournée vers le documentaire, avec beaucoup d’extraits tirés de l’Ina. On élargira vraiment le propos au contexte historique et politique de l’époque : l’après-guerre, la libération, le plan Marshal, la culture américaine qui envahit l’Europe, l’anti-américanisme, le rôle des communistes… On va simplifier la fin du documentaire, je reconnais qu’à la fin de la version 26′ on s’y perd un peu. On va clarifier tout ça en évacuant l’épisode Intergrafica. Ca a été une petite erreur de direction de notre part, c’est tout…

Quelle avenir pour Marvel 14 ?

M14 : le projet de court métrage qui donna finalement naissance au doc Marvel 14, court toujours…

La version de 52 min devrait être finie pour début février, car des chaînes sont sur le coup. Cette version sera projetée à L’Etrange Festival de Lyon en avril, suivi d’un débat consacré à la censure. Après avoir été montrée à L’Etrange Festival de Paris en 2009, la version 26′ sera re-projetée pendant le prochain festival de la BD d’Angoulême.

Et le court métrage M14 ?

Tournage vraisemblablement en mars, toujours produit par Metaluna. Et une fois le court métrage et le docu terminés, qu’est ce que je vais bien pouvoir faire heu… HA si j’ai un scénario de thriller en hommage au giallo qui intéresse Metaluna. On verra bien !

PS : pour mémoire, une excellente interview de Claude Vistel, réalisée par Xavier Fournier, était déjà parue dans un numéro du magazine trimestriel Comic Box que je vais essayer rapido de retrouver… Et vous pouvez également lire une interview fleuve de notre supermamie à cette adresse. Voilou !

End of transmission…
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