Mauvais esprit ! (Critique express de Paranormal Activity)

Mauvais esprit ! (Critique express de Paranormal Activity)

Hi, plèbe en haillons hurlant « Metaaaaaal ! » Cette critique sera brève et sans spoilers (ni édulcorant E666). Paranormal Activity ne sortant que le 2 décembre, soit une date encore assez reculée, j’aurai l’occasion d’y revenir plus longuement ultérieurement.

Une projection de presse a donc eu lieu, hier soir, à Paris du film le plus buzzé de la fin de l’été, juste après District 9. Etaient notamment présents dans la salle blindée (blin-dée !) du cinéma Elysée Biarritz : Jérôme Keinborg, John Plissken… et Yann Valentin en lieu et place de notre Scud Bouron, indisponible hier soir. Nous en avons profité pour enregistrer un petit Flash Scuds d’après projo, que nous gardons au frais pendant quelques jours avant la mise en ligne.

Réalisé en 2006 pour 15 000 dollars par un total inconnu, (l’américano-israélien Oren Peli, 37 ans), Paranormal activity s’est taillé, au fil de sa présentation depuis un an dans différents festivals US (Slamdance, Screamfest…), une réputation exponentielle de voyage au bout de l’enfer de la trouille ultime sur pellicule.

Distribué aux USA par Paramount (dont le logo n’apparait à aucun moment de toute la projection, pour faire plus mieux docu réel…), P.A est d’ores et déjà une petite bombe au box office : en un seul week end (celui du 11 et 12 octobre), il a rapporté plus de 7 millions de dollars de recettes dans moins de 200 salles aux Etats-Unis et au Canada. Depuis, sa combinaison de salles est passée à un millier et, au moment où je tape ces lignes, le film en est à 30 millions de dollars de recettes ! Hallucinant pour un budget de moins de 20 000…

C’est bien joli tout ça…

Mais ça ne nous dit pas si oui ou non, ce « Blairwitch de 2009 », comme j’ai pu lire à son sujet, tient toutes les promesses de sa bande annonce aguicheuse. Hélas, trois fois hélas, nos avis étaient unanimes en sortant de la salle : NON.

Pour la faire courte et éviter de spoiler ce qu’on va dire dans le flash Scuds : on est très très loin du trouillomètre de Blairwitch ou même de Rec, basés sur le même principe de la caméra à l’épaule/vrai-faux docu retrouvé quelques années après les incidents relatés dans le film.

Assez lourdingue, l’intrigue met du temps, trop longtemps à démarrer et finalement, enquille plusieurs figures imposées du genre (bruits suspects, portes qui claquent…), déjà vues mille fois depuis La Maison du diable de Wise. Les acteurs qui jouent le couple Micah/Katie sont assez horripilants et surtout, la plupart des scènes jouées de jour, hors de la chambre à coucher (cadrée en night vision en plan fixe pendant les nuits hantées de nos amants maudits), se révèlent aussi passionnantes qu’une partie de Scrabble avec mémé. Et puis alors moi, les caméras à l’épaule qui dansent le jerk en permanence sous prétexte qu’il s’agit d’images docu, j’en peux vraiment plus. Je suis peut-être trop vieux, allez savoir…

Tout n’est pas à jeter dans Paranormal Activity. Certaines séquences vous collent quand même une pétoche bien réelle (obligé, en même temps, vu qu’on a tous peur du noir), au premier rang desquelle s le final riche en… stop ! Je n’en dis pas plus. Il y avait en tout cas des rires dans la salle, certains foncièrement moqueurs mais d’autres que je soupçonne d’origine plus nerveuse…

Voilà… Paranormal Activity n’est pas le nanar du siècle comme le soutient Yann (dit « la hyène »), mais UNE FOIS DE PLUS, une déception à la mesure du choc que m’annonçait ce fucking marketing depuis deux mois. CHIER !

End of transmission(houuu…houuu….. je suis le fantôme de John Hughes qui vient hanter ce blog… tremble Plissken !)

Paranormal Activity, de Oren Peli. Avec : Katie Featherstone, Micah Sloat, Mark Fredrichs. Durée : 94 minutes.

Sortie France le 2 décembre.

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