• Home »
  • MUSIQUE »
  • Music Mini Review : Chase And Status, Brand New Machine (Mercury/Universal)
Music Mini Review : Chase And Status, Brand New Machine (Mercury/Universal)

Music Mini Review : Chase And Status, Brand New Machine (Mercury/Universal)

Note de l'auteur

Saul Milton et Will Kennard, alias Chase & Status, sont des petits malins. Ces Londoniens ont su capter l’attention du mainstream grâce à des hold-ups drum & bass transformés en hymnes pour « raveurs ». Après la sortie du très solide  No More Idols  en 2011, ils sont devenus en quelque sorte les ambassadeurs de la scène drum & bass britannique, ce qui les a conduit aux plus gros festivals rock internationaux, à des têtes d’affiches mirifiques un peu partout dans le monde… De la Ligue 2 à dieu du Stade, apparemment le pas a été franchi très rapidement.

La Brand New Machine des deux compères va donc en découdre avec un nouvel arsenal…. Mais donc taillé pour un public large, populaire pour « conquérir le monde » tel Cortex (la souris, pas le rappeur). Et ça démarre donc avec un piano dissonnant et une voix « chopped & screwed » anonyme avec percussions live avant le débarquement de gros riffs de guitare. Et, dans la quête au « big tune » (la définition du « hit » dans l’argot de nos voisins), Chase & Status font bouger avec un riddim récupéré, éraillé et peu inspiré (« International » ou le très décevant « Pressure » avec Major Lazer) ou encore des beats tout droit sortis de la scène acid du début des 90’s (évident s sur « Count On Me » avec Moko ou le single « Lost & Not Found » avec Louis M^tters, efficaces mais sans plus). Ces flirts avec la dance de supermarché font penser que Brand New Machine n’est rien d’autre qu’un tiroir-caisse rutilant.

La versatilité ça a quand même du bon. Le rappeur Pusha T amène beaucoup de « street cred » et d’énergie à « Machine Gun », qui est un des titres qui se rapprochent le plus stylistiquement de la dynamite de leurs précédents albums. Et pour un album se reposant beaucoup sur des performances vocales (compromis pop à une musique plutôt « beat-based »), Milton et Kennard savent s’entourer. La pièce (un chouïa jazzy) la plus tendue se trouve être « Heaven Knows » où Elli Ingram, vocalement sur le fil, rattrape presque les dynamiques schizophréniques de Chase & Status. Même verdict, plus mélancolique avec l’intervention de Bo Saris, jeune pousse qui prend son envol avec les rythmiques supersoniques de « Breathing ». Finalement, trouver des talents en devenir et composer des hymnes dancefloor qui peuvent faire bouger les « hoods » comme les foules à Glastonbury est la vraie stratégie de Chase & Status. Si c’est généralement plus futé que la moyenne, le cran de sécurité de Brand New Machine reste levé. Recommandable pour une bande-son d’avant-soirée.

Play It : Heaven Knows (feat. Elli Ingram), Breathing (feat. Bo Saris)

Skip it: International, Gangsta Boogie feat. Knytro

Partager