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Music Mini Review : Diane Birch, Speak A Little Louder Deluxe Edition (S-Curve Records, import)

Music Mini Review : Diane Birch, Speak A Little Louder Deluxe Edition (S-Curve Records, import)

Note de l'auteur

Après l’agréable Bible Belt de 2010, on pouvait compter sur la New-Yorkaise Diane Birch pour nous livrer une autre excursion folk agréable et guillerette. L’écoute de l’éponyme Speak A Little Louder qui ouvre ce second album va mettre à mal ces attentes : non, Birch ne va pas se laisser Vonda Sheppard-iser aussi facilement. Un disque de rupture, donc, affective mais surtout musicale. Birch expérimente avec les arrangements, et va chercher beaucoup de collègues de haute tenue : Ahmir « Questlove » Thompson sur « All The Love You Got », ou encore Betty Wright, qui a co-écrit le proto-disco « Pretty In Pain ». Si la direction reste toujours acoustique, les compositions de la chanteuse s’affranchissent de toute barrière, flirtant avec une Tori Amos sur « It Plays On » et de la new-wave, ou encore Billy Joel sur « Adelaide ». Pas besoin d’acrobaties vocales, la puissance reste constante tout au long du CD, avec quelques chœurs disséminés ça et là, aussi glaciaux que ceux de son premier album étaient accueillants.

Les quelques reliques qui restent de la voix chaleureuse de « Bible Belt » peuvent se retrouver sur « Frozen Over », mais les arrangements servent une voix qui a gagné en urgence ce qu’elle a perdu en refrains accrocheurs. Si Diane Birch atteint son potentiel en livrant ses blessures personnelles (« Unfucked », autour de la mort de son père), deux ou trois titres la font plus sonner comme une Stevie Nicks perdue en 2013. Et les points de référence de l’album le datent autant qu’ils lui donnent du souffle. Un paradoxe qui n’embarrasse pas Birch, déterminée à accompagner cet arc-en-ciel d’inspirations jusqu’à son terme (« Walk The Rainbow To The End ») ou se montrer plus lascive (« Staring At You », accompagnée par un groove entêtant). Speak A Little Louder amène Diane Birch un ton au-dessus, et devrait lui faire amener un nouveau public friand de pop kaléidoscopique. Et une voix pareille, franchement, ne peut que mériter le détour.

Play It : Speak A Little Louder, Pretty In Pain

Skip It : Love & War, Truer Than Blue

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