Music Mini Review : Deep Cotton, EP Runaway Radio (Wondaland)

Music Mini Review : Deep Cotton, EP Runaway Radio (Wondaland)

Note de l'auteur

Derrière Deep Cotton se cache le groupe de Nate Wonder et Chuck Lightning, plus connus comme les têtes pensantes et coproducteurs attitrés derrière les suites « Metropolis » de Janelle Monàe. Sorti dans le courant du mois en téléchargement gratuit (en MP4) sur leur site, Runaway Radio peut être décrit comme l’appendice aux pieds sur Terre de « The Electric Lady ». Si les capacités live du guitariste Chuck Lightning ont pu être remarquées sur les prestations live de Janelle Monàe, c’est avec Deep Cotton qu’ils peuvent vraiment se lâcher. Plus une récréation futée qu’un vrai EP, les « inspirations » sur les crédits disponibles sur le site laissent pantois : des jeans troués de Kurt Cobain à un film de blaxploitation autour de vampires (« Fork N’ Knife »). L’esprit est foutraque et déconneur.

Si « Metropolis » est un film de science-fiction, « Runaway Radio » est la version Tarantinesque et petit budget de cet univers. On est pas dans une configuration où Deep Cotton tente de devenir N*E*R*D*, plutôt une version post-moderne de Funkadelic. Les riffs de « The Reanimator » font battre l’auditeur en cadence, et l’attitude punk-rock est saine sans tomber dans le mimétisme des aînés. Bref, « Runaway Radio » est un court EP rafraîchissant et destroy, dont l’écoute est recommandée à ceux qui ont apprécié les titres plus « edgy » des albums de Janelle Monàe.

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