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Music Mini Review : Augustines, Augustines (Votiv/Caroline International)

Music Mini Review : Augustines, Augustines (Votiv/Caroline International)

Note de l'auteur

Quelques mois après avoir enlevé le « We are » de Augustines (à nouveau), le trio de Brooklyn conserve une verve assez intacte comme le prouve ce nouvel album, enregistré en indépendant et distribué par une branche indie spécialisée d’Universal Music, Caroline Distribution.

Depuis, ils ont déménagé à Seattle et resserré leur son vers des hymnes qui frappent au plexus, rappelant le premier album de Temper Trap, Conditions. Billy McCarthy garde ses yeux et sa voix pleinement sur des escapades urbaines, probablement noctambules, comme en témoigne le deuxième titre, « Cruel City » : « Wide awake, and wide my arms/The rain strips feel colder tonight ». 

L’album est clairement plus taillé pour la FM, avec des rythmiques beaucoup plus militaires de la part de Rob Allen que sur leur premier album, Rise Ye Sunken Ships. McCarthy n’hésite pas à endosser ses habits de prêcheur, et de composer des odes aux cœurs solitaires ou trop alourdis : « These kids ain’t got no hope », susurre-t-il sur « Don’t You Look Back ». Mais en optant pour un songwriting plus aéré et accrocheur, il en perd la richesse de songwriting qui faisait sonner leur premier opus comme un carnet de voyages. De plus, si la cohérence sonique est bien là, et que le groupe ne risque pas de perdre ses aficionados, l’écueil de la répétition aussi : « Kid You’re On Your Own » se rapproche ainsi un peu trop de « Nothing To Lose But Your Head ».

Ce qui n’empêche pas cet Augustines éponyme de refermer des perles pop avec envolées de cordes saisissantes, les rapprochant plus de leurs cousins britanniques (où le groupe jouit d’une certaine popularité scénique) : par exemple, sur « Walkabout » ou « The Avenue ». La voix de McCarthy a ce qu’il faut de râpeux, mais on aurait aimé le voir composer plus de ballades comme « The Avenue » pour distinguer Augustines de la compétition (rude) des groupes de power pop. En l’espèce, même si l’album est très efficace et magnifique sur certaines entournures, un certain compromis (qui sera très certainement payant sur scène) risque de les rendre un peu plus anonymes. Affaire à suivre.

Play It : Now You Are Free, The Avenue

Skip It : Weary Eyes, Kid You’re On Your Own

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