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Mini Music Review: Breton – War Room Stories (Believe Recordings)

Mini Music Review: Breton – War Room Stories (Believe Recordings)

Note de l'auteur

On avait découvert les 5 Anglais en 2012 avec leur premier album, Other People’s Problems et il faut le dire, ça avait été une sacrée bonne surprise. A mi-chemin entre le rock et l’électro, le tout saupoudré de beat et de phrasé hip-hop, le groupe semblait alors ne pas vouloir choisir son camp et brouillait les pistes, évoquant par moment les Foals ou These New Puritans. Vint alors le moment de faire ses preuves sur scène et là encore, Breton surprend. Plus instrumental qu’il n’y paraît, une énergie communicative, des mélodies entêtantes et des rythmiques assassines, bref la relève britannique semble assurée aux côtés de groupes comme Alt-J, Malachaï ou Django Django. Les revoilà en ce début d’année 2014 avec leur nouvel opus intitulé War Room Stories. C’est parti pour une review morceau par morceau.

 

Premier constat : on retrouve ce qu’on a aimé sur Other People’s Problems et le groupe ne semble toujours pas être décidé quant au genre musical auquel ils sont affiliés. L’album s’ouvre sur le morceau assez «Foalssien» Envy, aux influences et à la structure plutôt jazzy, tant la partie rythmique accompagnée du clavier est saccadée. Avec S Four, Breton fait progressivement monté la sauce avec un morceau fleurant bon l’afrobeat, sur lequel viennent délicatement se poser des violons en pizzicato. Le troisième morceau Legs and Arms rappelle plus clairement le premier album avec son beat insistant et la voix enveloppante du chanteur Roman Rappak. Got Well Soon est un morceau taillé pour le dancefloor, avec ce son électro presque organique et son groove méchant et glacial. Je mets au défi quiconque d’écouter ce morceau redoutablement efficace, sans battre la mesure avec son pied, au minimum. Closed Category n’est pas forcément le morceau le plus marquant de l’album bien qu’il intègre, en plus des guitares et des violons, des cuivres pour un final quasi-orchestral. Avec National Grid, Breton creuse un peu plus le sillon électro qu’ils affectionnent tant. Mention spéciale au batteur qui fait preuve de beaucoup de finesse et nous entraîne une fois de plus avec lui.

 

Le septième morceau de l’album, Search Party fait également la part belle à la partie rythmique et aux arrangements de cordes, ce qui pourra en agacer certains qui trouveront le tout peut-être un peu pompeux. Quand débute le très hip-hop 302 Watch Towers, c’est la ligne de basse qui nous saute aux oreilles avec un son bien rond. L’ambiance musicale très travaillée tient en haleine pendant les 3:30 minutes que dure le morceau. Avant-dernier morceau, Brother s’appuie sur un piano prédominant et le traitement vaporeux de la voix, tout du moins pendant la première partie, donne une ambiance cotonneuse à l’ensemble. Mais c’est sans compter sur les ruptures qu’apprécie le groupe car en plein milieu du morceau, sans crier gare, éclate une phase des plus funky. Toujours une bonne surprise. Enfin, last but not least, Fifteen Minutes conclut cet album de fort belle manière.

 

En définitif, plus carré, plus fin et plus abouti, War Room Stories est une œuvre plus cohérente. Breton continue de brouiller les pistes même si leur côté électro commence à s’affirmer. En tout cas, une chose est sûre, il va falloir compter sur ce groupe dans les années à venir.

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