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Mini Music Review : Chaka Khan, Chaka (Expanded Edition) (Big Break Records)

Mini Music Review : Chaka Khan, Chaka (Expanded Edition) (Big Break Records)

Note de l'auteur

61lEGucQyCL._SL1000_En 1978, Chaka Khan se fait remarquer. Dans le bon sens. A la tête de la formation jazz-funk Rufus, elle attire l’attention par une voix cristalline et autoritaire, qui est utilisée en choeurs par plusieurs formations comme  Chicago ou encore Joni Mitchell. Mais en coulisses, les tensions montent et elle signe un contrat solo avec Warner Bros. Records, pendant que Rufus sortira trois albums sans elle. Les cadres de Warner vont très vite trouver un roi Midas de l’industrie à sa hauteur : Arif Mardin. Artisan de studio, il a notamment concocté des albums pour Aretha Franklin, Dusty Springfield, Hall & Oates, etc.

La recette de Chaka l’album est un peu la même que celle qui sera suivie par des artistes comme Michael Jackson plus tard sur Off The Wall et Thriller : une poignée de titres, des singles potentiels et des « album cuts », dont le potentiel est maximisé par l’embauche d’un commando d’élite de musiciens et choristes. On a donc les musiciens de l’Average White Band sur « A Woman In A Man’s World » ou « The Message In The Middle of the Bottom », l’émérite Cissy Houston aux choeurs de la reprise de Rotary Connection « Love Has Fallen on Me », ce dernier titre voyant le stakhanoviste Gene Orloff reprendre les arrangements de cordes de feu Charles Stepney.

A l’heure où le boogie fait rage, Chaka présente un uptempo magistral en la personne de « I’m Every Woman » composé par le duo Ashford & Simpson. Single qui propulsera l’album regorgeant de midtempos classieux et élégants. Il y a pas mal de reprises, mais celles-ci sont sublimées par la production de Mardin, comme la remise à jour de « I Was Made To Love Her » de Stevie Wonder, composé alors qu’il était encore « Little ». Si Chaka suivra ce tour de force par Masterjam avec Rufus en 1979 et Naughty deux ans plus tard, cet éponyme est incontestablement le meilleur de son interprète. Big Break Records n’a pas ajouté de bonus tracks à sa remastérisation, mais se rattrape avec un long texte signé Christian John Wilkane. Au menu : les compositions des titres, comment Chaka en a eu vent, ses relations artistiques avec Stevie Wonder, les musiciens des sessions et deux pages de témoignages d’artistes sur l’influence exercée par Chaka sur leurs carrières. De l’indispensable.

 

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