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Mini Music Review : Kendra Morris, Banshee (Wax Poetics Records/Richard Walker Prod./Naïve)

Mini Music Review : Kendra Morris, Banshee (Wax Poetics Records/Richard Walker Prod./Naïve)

Note de l'auteur

Le premier album de Kendra Morris, Banshee, a eu autant de vies qu’un chat. Sorti en indépendant à l’été 2012, il sort maintenant en Europe avec un tracklisting légèrement modifié. Originaire de Floride, l’artiste est venue à New York pour tenter sa chance, « Fame »-style. Une signature sur l’extension label du magazine spécialisé Wax Poetics plus tard, «Banshee » débarque un peu comme le chaînon manquant entre Nikka Costa et Alice Russell. La production du premier single, et introduction au grand public, « Concrete Wave » rappelle la lourdeur et les orgues grinçants de son compère de label, Adrian Younge. L’inspiration du titre lui vient de son bref passage comme skateboardeuse, dont elle est vite revenue.

Une évidence s’impose : la Miss n’a pas son pareil pour les refrains accrocheurs et des arrangements taillés pour le live. En témoigne la langoureuse balade « If You Didn’t Go », aux couplets concis pour laisser place au refrain, revenant 4 ou 5 fois dans la chanson… Morris veut laisser sa marque dans nos oreilles, et ça se sent.

Banshee n’est pas désagréable à l’écoute, album de soul marqués par des grooves percutants, traînant plus du côté du lounge et du easy listening à la Dusty Springfield. Mais l’album reste trop en terrain connu soul, à savoir celui des peines de cœur, et devient vraiment probant que sur les dernières pistes. La production mouvante du single « Concrete Waves » n’est pas forcément répliquée ailleurs, même si la cohérence stylistique fait honneur à Banshee. Il manque un je-ne-sais-quoi à Kendra Morris pour accéder à l’étage supérieur de la soul indépendante. Un début de réponse est fourni avec la piste « 100 Miles », rajout de dernière minute, duo où elle va et vient avec Godforbid. C’est par ailleurs une reprise décalée et décadente de ce titre de The Proclaimers, notamment utilisé en running gag dans How I Met Your Mother.

Ce premier album prouve donc que Morris a une oreille affûtée pour le songwriting et un confort dans sa voix qui sont mises en avant avec une production efficace. Ne reste plus qu’à multiplier les bons titres psychédéliques comme « Concrete Waves », et laisser mûrir sa direction à travers une bonne rasade de live (y compris français dans les prochaines semaines).

Play It : Concrete Waves, Old Photos

Skip It : Pow, The Plunge

 Bonus : le remix de DJ Premier de « Concrete Waves ».

 

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