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Mini Music Review : Lake Street Dive, Bad Self-Portraits (Signature Sounds/Differ-Ant)

Mini Music Review : Lake Street Dive, Bad Self-Portraits (Signature Sounds/Differ-Ant)

Note de l'auteur

lake street dive bad self portraitsLa pochette du second album du quartette de Boston, Bad Self-Portraits, devrait comporter la mention : « Ceci n’est pas un album de lite-jazz ». Après un premier album autoproduit en 2010, Lake Street Dive a connu les joies d’une vidéo virale avec une reprise smooth-jazz et au tempo ralenti de « I Want You Back », l’an dernier. Alors qu’on pourrait très vite classifier Lake Street Dive comme un groupe de piano-bar de plus, Bad Self Portraits les voit plus aventureux.

« Stop Your Crying » voit la formation aller chercher du côté de la power-pop, avec un son volontairement épuré et sobre pour coller aux performances live : pas d’effets, pas de chichis, tout est 100% acoustique. Et le groupe amené par l’imposante et très travaillée voix de Rachael Price ne s’en laisse pas compter, se rapprochant plus de B-52s moins délirants que de Pink Martini. Non, ils ne sont pas disponibles pour vos mariages, PACS, baptêmes, bar-mitzvahs ou extrêmes onctions. Oui, ils peuvent soutenir les acrobaties vocales de Price (la principale attraction ici) comme personne.

Porté par un tapis d’accords de guitare électrique en fond, « Bobby Tanqueray » l’élusif frétille avec groove et finesse, suivi par un « Just Ask » beaucoup plus bluesy que la moyenne du groupe. Bad Self-Portraits trouve son identité dans le placement des chœurs du groupe, amenant de la légèreté putassière easy-listening à « Stop Your Crying », entre autres truculences. Un détour par la soul Motown avec « Rabid Animal » et « What About Me », et l’on finit par la pièce de résistance, celle qui sera sans doute placée sur beaucoup de BOF de comédies romantiques à venir : « Rental Love ». Il se dégage un enthousiasme difficilement méprisable des compositions de Bad Self Portraits, même si le côté « premier de la classe » tend à agacer un peu. De quoi encourager un auditeur sans moral à faire le grand plongeon. Et éventuellement d’écouter l’excellent EP de reprises de 2012, Fun House.

Play It : Use Me Up, Bobby Tanqueray

Skip It : Better Than

 

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