Mini Music Review : Royal Blood, Royal Blood (Warner Bros.)

Mini Music Review : Royal Blood, Royal Blood (Warner Bros.)

Note de l'auteur

RB_PreOrderPackMike Kerr et Ben Thatcher, alias les Royal Blood, ne sont pas trop dans le psyché-rock, l’indus progressif plein de blips ou autres balades conceptuelles folkisantes à la Band Of Horses. Non, eux c’est deux potes, un bassiste, un batteur, 3 minutes pour convaincre, et roulez! Comment un duo chétif comme les Royal Blood peut-il réussir à produire un son si nerveux? Tout tient à la production signée Tom Dalgety, qui gonfle le son tout en veillant à ne pas tricher : peu d’overdubs, pas de musiciens invités, mais des titres taillés pour la FM.

Royal Blood, l’album c’est donc l’efficacité incarnée, s’affranchissant des citations et même, peu à peu, de l’ombre des White Stripes. Un peu de AC/DC ou de hair metal par-ci par-là, un peu de grunge attitude, une pincée de Queens of The Stone Age (même si le registre de Kerr n’a rien à voir avec celui de Homme) et surtout des refrains imparables, ceux-là même qui ont fait tourner des têtes sur « Come On Over » et « Little Monster ». Du généreux, et surtout un album éponyme qui évite la répétition, malgré des lignes de batterie souvent métronomiques. Sur une demi-heure, les petits gars de Brighton arrivent à reconvertir les troupeaux égarés vers Arcade Fire au rock bluesy et brut. Une réponse anglaise aux Foo Fighters? Même pas, serait-on tenté de dire : Royal Blood ne se contente pas de réciter ses gammes comme des jeunes premiers un peu suintants mais communique l’amour et la substantifique moiteur des riffs bien construits. L’énergie de ce premier album, si elle est reproduisible sur scène sans problème, pourra-t-elle se maintenir sur les albums suivants? A voir. En tout cas, un des groupes les plus enthousiasmants de l’année, battant les Yankees à leur propre jeu.

Play It : Little Monster, Figure It Out, Careless

Skip It : 10 morceaux, 30 minutes, rien à jeter. Nuff said.

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