• Home »
  • MUSIQUE »
  • Mini Music Review : Sharon Jones & The Dap-Kings, Give The People What They Want (Dap-Tone/Differ-Ant)
Mini Music Review : Sharon Jones & The Dap-Kings, Give The People What They Want (Dap-Tone/Differ-Ant)

Mini Music Review : Sharon Jones & The Dap-Kings, Give The People What They Want (Dap-Tone/Differ-Ant)

Note de l'auteur

La machine de guerre soulful qu’est le groupe Sharon Jones & The Dap-Kings repart à l’assaut des scènes internationales avec un nouvel opus à défendre, Give The People What They Want. Titre qui pourrait être considéré comme roublard venant de la part d’un autre groupe, allégorie du « un autre tour de piste de plus »? Oui, mais voilà : Sharon Jones & The Dap-Kings ne sont pas les Grateful Dead de la soul. La routine stylistique chez eux, n’a absolument rien d’ennuyeux. Ou de poussiéreux.

Pas de chichis, pas de digressions chez le groupe de Brooklyn, comme pour leurs précédents albums. L’affaire est emballée en à peine une demi-heure. Et la facilité déconcertante de Gabriel Mann (producteur, également zico en chef du groupe) à sortir des standards efficaces est démontrée dès « Retreat! » Le premier single, marqué par les cuivres urgents des Dap-Kings évoque « Run! (I’m A Natural Disaster) » de Gnarls Barkley. Sauf qu’ici, la tornade est Jones elle-même, pile de défi et d’affirmation. Le reste de l’album s’écoute comme un parcours du combattant motivant, traversé sans peine par une voix-bulldozer : la déprime (« Stranger To My Happiness » et des arrangements ska-lite), les ruptures (« You’ll Be Lonely »), et les inégalités socioprofessionnelles (« People Don’t Get What They Deserve »).

Ce n’est pas forcément que le one-woman-show de Jones. Certes, l’album ne comporte pas de piste instrumentale, mais place est laissée aux Dap-Kings pour briller. Par exemple, ils assurent le show sur « You’ll Be Lonely » avec des grooves qui ramènent au Charles Wright and The Watts 103rd Street Band, par exemple. Et même si la formule s’essoufle un peu avec l’ultime titre, la ballade bien-nommée « Slow Down, Love », ce dernier album défie les mauvaises langues taxant le groupe de « revivalistes » d’une manière assez adéquate. Ils remettent de la « vie » dans le « revival », notamment avec leur arme fatale : des cuivres perçants qui ont un effet d’asticotement comparable à un bon coup de pied à l’arrière-train. Sharon Jones & The Dap-Kings : encore invaincus.

 

Partager