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Music Mini Review: The Vines – Wicked Nature (Wicked Nature Music)

Music Mini Review: The Vines – Wicked Nature (Wicked Nature Music)

Note de l'auteur

thevinesIls se faisaient discrets depuis 2011 et leur Future Primitive, mais les australiens de The Vines sont de retour et ils sont plutôt en forme. Voilà qu’ils nous balancent un double album pour cette rentrée 2014, bourré de fulgurances rock comme ils en ont le secret. Alors, content de retrouver The Vines? Plutôt, oui!

 

Depuis leur premier album, Highly Evolved en 2002, le groupe a fait un petit bout de chemin et en est déjà à son sixième opus, celui-ci compris. La recette de The Vines est assez simple mais redoutablement efficace: un son assez lourd, souvent saturé sur lequel vient se poser la voix claire et mélodieuse du chanteur/guitariste, Craig Nicholls. Leur gros point fort, c’est leurs arrangements, pop ou rock, toujours justes et harmonieux. Il y a toujours une sorte d’évidence dans les mélodies de The Vines. Pour s’en persuader, il n’y a qu’à se replonger dans des morceaux comme Autumn Shade, Mary Jane ou A Girl I Knew. Mais The Vines, ce n’est pas que de belles chansons, c’est aussi une véritable envie d’envoyer du lourd. Il ne faut pas avoir peur de monter le son quand on se plonge dans un album du groupe, c’est comme ça que ça s’apprécie! Quand on sait qu’il ont commencé en reprenant des morceaux de Nirvana, on ne s’en étonne pas. D’ailleurs, on retrouve très clairement l’influence du groupe de Kurt Cobain qui plane sur les compositions et le son du groupe.

 

Premier constat, en un peu plus de dix ans de carrière, le groupe a conservé son identité, sans jamais s’écarter du chemin qu’il s’est tracé. Dès les premiers morceaux de Wicked Nature, on est en terrain conquis. Point de surprise, The Vines n’est pas de ceux qui vont explorer d’autres environnements musicaux, au risque de s’y perdre… Non, The Vines jouent la sécurité et font ce qu’ils savent faire de mieux. On pourrait regretter ce manque de prise de risque mais à l’écoute de ce double album, on reste tout simplement content de retrouver le groupe tel qu’on l’avait laissé il y a trois ans. Un peu comme une bande de potes avec laquelle on a passé tant de bons moments, dont on espère finalement qu’ils n’auront pas trop changé. Pour ouvrir les festivités, on se fait sauvagement bousculer par le punchy et saturé Metal Zone et on se rend compte qu’effectivement, rien ou presque n’a changé et le morceau Ladybug confirme totalement la chose. Même combat du côté de Green Utopia, qui déroule toute la panoplie «Vinesienne», avec des riffs de guitare reconnaissables entre mille. Toujours dans l’efficacité et la lourdeur, le morceau Psychomatic flirte avec le punk et crache ses décibels à qui veut bien les écouter. Là, où les australiens parviennent à nous surprendre, c’est sur le bluesy Killing The Planet. Sans nous renverser complètement, The Vines nous montrent qu’ils peuvent prendre des chemins de traverse. Notre groupe de potes a rajouté un sujet à nos conversations et on ne s’en plaindra pas. Un peu plus loin, avec Venus Fly Trap, ils reviennent aux basiques, avec une ballade épurée, évanescente et touchent leur cible en plein cœur. Au détour de Out Of The Loop, le groupe prend carrément des airs de The Hives et délivre un brûlot frénétiquement rock, qui nous met K.O.

 

On prend la seconde galette et on recommence! The Vines appliquent implacablement la même recette, alternant entre grosses machines grungy et ballades ultra-mélodiques. Truth a la tête dans les nuages et fait pleuvoir sa pop et ses «chalalala» un peu naïfs sur nos têtes, tandis que Everything Else, a les deux pieds bien encrés dans la terre et puise ses forces dans le feu et la lave. Ailleurs, les morceaux, Slightly Alien et Clueless lorgnent sévèrement vers les mélodies «Beatlesiennes», période White Album. Globalement, ce second album reste dans des consonances plus pop et hormis les quelques morceaux précités, on se demande un peu son utilité. Peut-être aurait-il était judicieux de faire un album avec seize ou dix-sept titres bien tassés, qu’en faire deux de douze. Car si de manière générale, les morceaux fonctionnent efficacement, il y en a certains qui ont plus vocation à être des b-sides, à l’image de Darkest Shadow ou de la sympathique balade country Fly Away. Dans la même idée, Funny Thing, sans être mauvaise, n’apporte rien à Wicked Nature. Malgré tout, ne nous plaignons pas trop, cette bande de potes est quand-même vraiment cool et on est bien content de les retrouver. Alors, oui, ils ne changent pas et sont sans réelle surprise mais au moins, on sait à quoi à s’attendre. Seul petit bémol, avec Wicked Nature, ils ont peut-être été un peu gourmands et nous ont raconté plus de choses qu’ils n’avaient réellement à nous dire.

 

 

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