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Mini Portrait (10/10): Imperial Boy ou l’expérience urbaine

Mini Portrait (10/10): Imperial Boy ou l’expérience urbaine

Ça y est, nous y sommes, c’est la fin de ma série de portraits… Allez, soyez forts et séchez vos larmes! Pour mon dernier mini portrait (toutes les bonnes choses ont une fin…) laissez-moi vous présenter un artiste quasi inconnu dans nos contrées reculées, qui pourtant possède un vrai talent. Vous allez voir, ça va être court (en raison du peu d’informations qu’on trouve sur lui) mais c’est vertigineux!

 

Structures architecturales, villes labyrinthiques et perspectives incroyables, voilà ce que les planches de Imperial Boy montrent. Cet artiste japonais de 40 ans aurait aussi bien pu se lancer dans l’architecture, mais non, il a choisi le jeu vidéo et la culture manga. Chacun de ses dessins raconte une histoire, un instantané plein de vie. La profondeur de champs est hallucinante et donne un effet «grand angle» du plus bel effet. Graphiquement, c’est étourdissant, riche et chargé, mais sans jamais tombé dans l’excès. L’œil se balade à la recherche des moindres détails et se délecte d’autant de précision.

 

Ces dessins sont un mélange de décors du Japon traditionnel (Ères Meiji ou Taisho) et d’une sorte de modernité fantasmée ou pas, lorgnant vers le Steampunk. Il aime mixer différentes cultures ou genres et donne une vision singulière de la frénésie citadine en transformant des lieux familiers. A l’instar de Benjamin, artiste chinois avec lequel j’ai ouvert le bal de cette série de mini-portraits, Imperial Boy travaille à l’ordinateur, ce qui ne saute pas à l’œil aussitôt. Son trait le rapproche plus de mangakas un peu old-school genre Ôtomo (Akira) ou Shirow (Ghost In The Shell), qui figurent d’ailleurs parmi ses artistes favoris.

 

En 2006, il est concepteur graphique sur l’excellent long métrage d’animation Tekkon kinkurîto (Amer Beton) tiré d’un manga de Taiyô Matsumoto datant de 1993. Le film réalisé par l’américain Michael Arias est une vraie réussite (comme quoi, quand ils s’en donnent la peine…) et Imperial Boy n’y est pas pour rien. Avec cet artiste, l’environnement devient un personnage, il incarne un esprit, un sentiment. Ici c’est yakuzas vs. garçons des rues, dans une ville transformée en véritable terrain de courses-poursuites et de jeu.

 

Je vous laisse juger par vous-même et je vous dis à très vite dans d’autres dossiers martiens!

 

 

 

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