#MIPTV Cannes Séries pose ses marques

#MIPTV Cannes Séries pose ses marques

Le programme se précise pour le prochain festival cannois des séries. En conférence de presse, le maire David Lisnard était entouré de l’ancienne ministre de la culture, Fleur Pellerin, de Maxime Saada, directeur général du groupe Canal+, de Paul Zilk du Reed Midem et de Benoit Louvet, ex-directeur général adjoint chargé des acquisitions de programmes du groupe TF1. Le tout pour présenter leur futur projet, un festival international des séries, appelé très simplement Cannes Séries.

Crédit : Déborah Gay / Daily Mars

Crédit : Déborah Gay / Daily Mars

Et si la date n’est pas encore fixée, c’est pour le moment prévu pour les alentours d’avril, en même temps que le prochain MIPTV, en avril 2018. David Lisnard, le maire de Cannes, a bien entendu mis l’accent sur la capacité de sa ville depuis des années à réussir des festivals internationaux (« et glamour ») pour mettre en avant le fait qu’un festival des séries télé est tout à fait capable de s’inclure dans le paysage cannois. Fleur Pellerin insiste bien : il y a la place pour plusieurs festivals de séries, à visée internationale : « Il n’y a pas en France un seul festival de rock, un seul de musique classique, un seul de cinéma ».

Le projet, pour le moment, propose certes un volant compétition, avec une dizaine de séries inédites venant du monde entier, de genres et de durées différentes. Les gagnantes seront élues par un jury de cinq personnalités du monde des séries et d’un président. En parallèle, la ville annonce aussi un festival des séries digitales (pour ne pas dire « webséries »), et la création d’un prix : « meilleure série courte ». Le public n’est pas oublié, avec 200 projections gratuites prévues à travers la ville, des nuits des sérievores, des débats, rétrospectives, masterclass… Événements que l’on pouvait d’ailleurs jusqu’à présent trouver dans différents autres festivals. Une résidence d’auteurs sera aussi proposée, pour travailler sur une dizaine de projets avant le lancement du festival.

Crédit Déborah Gay / Daily Mars

Crédit Déborah Gay / Daily Mars

Mais l’un des aspects relativement novateur de Cannes Séries, est qu’il s’incarne dans une politique de la ville : Cannes est en effet en train de créer un campus, dont le cursus universitaire sera grandement tourné vers les nouvelles écritures, qu’il s’agisse de films, de séries télévisées, ou de publicité. Si d’autres cursus d’écriture existent déjà en France, comme La Femis, le CEEA, un master à Paris Nanterre, cette université pourra recevoir plus de 1000 étudiants dès la rentrée 2019 selon le site de la mairie, aussi bien dans les formations déjà dispensées par la fac de Cannes (500 étudiants) que dans ces nouvelles filières liées à la création (12 formations de prévues). Au programme notamment, un master de création de série digitale, ou un master « storytelling institute » en partenariat avec l’université de Los Angeles, UCLA, pour une vingtaine d’étudiants. Terri Schwartzdean de l’UCLA, pour l’école de théâtre, film et télévision était d’ailleurs présente ce matin lors des Innovation talks, pour mettre en avant le travail de ses étudiants en stage ou travaillant déjà avec de nombreuses firmes de l’industrie télévisuelle (nous y reviendrons dans un prochain article).

D’autres événements en lien avec ce campus sont d’ailleurs prévus, comme un forum de la coproduction, en partenariat avec le MIPTV, qui permettrait à des projets universitaires, ou provenant de la résidence d’auteurs, de rencontrer des producteurs et diffuseurs pendant le festival. Cannes Séries reste un projet encore en cours de finalisation (qu’il s’agisse des noms à venir pour le jury ou tout simplement les dates), qui souhaite survivre à un certain « darwinisme événementiel », comme l’a dit le maire, David Lisnard, si ce dernier venait à se présenter…

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