Mon Worst of ciné 2016

Mon Worst of ciné 2016

Après mes chouchous de l’année – le trio gagnant The Neon Demon, The Revenant et Manchester by the Sea – voici donc les pires nanars, les lavements cinématographiques et autres crétineries XXL de 2016. Une liste évidemment subjective et de mauvaise foi, histoire de se venger des tacherons qui nous ont pollué les rétines et vrillé le cerveau.

En attendant vos listes…

 world-of-warcraft

 

 

lideal1 L’IDEAL

Frédéric Beigbeder déclare que la mode s’apparente à la traite des esclaves mais accumule les séquences avec des jolies filles anorexiques peu vêtues. Il fait un clin d’œil aux Femen, dénonce le diktat de l’apparence, mais avec des canons prépubères sous la douche.

L’Idéal est un film de collabo qui célèbre ce qu’il prétend dénoncer, une comédie vide, pas drôle et déplaisante.

 

2 ASSASSIN’S CREED

Un bon réalisateur et d’excellents acteurs se retrouvent à démouler une série Z interminable, avec un scénario débile où il est question d’Animus et de la pomme d’Eden, qui contient les germes de la violence et l’ADN du libre-arbitre (oui, oui).

Une catastrophe industrielle.

 

8-salopards3 LES 8 SALOPARDS

Je n’aime pas trop Quentin Tarantino. Il arrive ici au bout de son système, trois heures d’un interminable Cluedo pour raconter pas grand-chose. En roue libre, le roi des geeks dévide des dialogues abscons (le ragoût à la place des burgers), tente de faire monter la sauce et fait pisser le sang dans les 30 dernières minutes. Il a simplement oublié d’écrire un scénario, avec de véritables personnages. Ça se veut postmoderne, c’est juste une grosse baudruche, l’Himalaya du rien ! Et pourquoi tourner en Ultra Vison 70 mm pour filmer un huis clos ?

Tarantino est au septième art ce que le PQ est à la littérature : c’est vendeur, ça sent bon, mais il n’y a pas grand-chose à lire.

 

4 BRICE 3

On se félicite du nombre d’entrées dans les salles françaises avec 213 millions de spectateurs en 2016. Mais les films français qui ont cartonné se nomment Les Tuche 2, Camping 3, Radin ! ou Brice 3. Que des trucs bâclés, mal écrits, mal filmés, du cinéma rance et dégueulasse. Brice n’est pas pire que les autres : c’est simplement une comédie pas drôle, filmée comme un téléfilm, une suite de sketchs pathétiques, avec Dujardin qui multiplie les grimaces pour masquer le vide.

 

bourne5 JASON BOURNE

Au cœur de ce terrifiant été cinématographique (Independence Day, Insaisissables 2, SOS Fantômes, Star Trek…), Jason Bourne se devait d’être une petite bouffée d’oxygène. Las, le scénario est incompréhensible. Bourne a recouvré la mémoire et donc le charme de l’entreprise s’évapore. Il se lance dans la quête d’un père assassiné et Paul Greengrass, qui a révolutionné la forme du cinéma d’action, fait trembler sa caméra sans raison.

 

6 X-MEN APOCALYPSE

2h 23 minutes d’une rare laideur et d’ennui. L’apogée de la médiocrité du cinéma de super-héros. Vraiment l’apocalypse.

 

7 UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS

Après l’excellent The Place beyond the Pines, Derek Cianfrance se vautre avec ce mélo mal écrit, bourré d’invraisemblances où Michael Fassbender, Alicia Vikander, Rachel Weisz se lancent dans un concours de larmes, de bave et de regards mouillés. Le néant sidéral.

 

8 WORLD OF WARCRAFT

L’adaptation de WoW a coûté près de 200 millions de dollars. Il y a de somptueux décors, des orcs bodybuildés et des armures flashy qui piquent les yeux. Mais le scénario, qui tente de compresser un max d’intrigues de la saga, s’avère bavard, incompréhensible et vain. Reste de grosses bastons avec des armées numériques, 20 ans après Peter Jackson !

 

nocturama9 NOCTURAMA

Dans la première partie, environ 45 minutes, des jeunes déambulent dans Paris, avec des airs de conspirateurs constipés. Dans la seconde, les terroristes se réfugient (pourquoi ?) dans un grand magasin, La Samaritaine. Une heure de bavardage-badinage-rap-allégorique, qui culmine avec un plan sur-signifiant : un jeune activiste (sûrement anti société de conso), habillé en Nike de pied en cape, fait face à son double, un mannequin de cire qui porte les mêmes fringues que lui. Le jeune poseur de bombe anticapitaliste serait donc un produit, un plan marketing ? Ça va loin. Bobo la tête !

La fable est assommante de lourdeur, mais que dire de la mise en scène ? La photo est hideuse, les acteurs pas toujours très justes, le décalque de Gus Van Sant pour le moins gênant. L’imposture de l’année.

 

10 ELLE

Chouchou de la critique, Elle de Paul Verhoeven m’a terriblement déçu. Au niveau de la forme, le film ressemble à un truc de Claude Chabrol, voire un épisode de Derrick. Au bout de 10 minutes, tu as découvert qui est le violeur d’Isabelle Huppert. Mais Verhoeven se fout de l’intrigue, il a des choses importantes à dire sur le jeu vidéo (métaphore avec la super-héroïne du film, attention !), la femme, l’homme, la vie, tout ça. Un gros prout arty.

elle

 

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