Moon et District 9 : deux classiques de la SF en vue ?

Moon et District 9 : deux classiques de la SF en vue ?

L’un comme l’autre pour des raisons très différentes, District 9 et Moon sont deux films extrêmement attendus pour leur capacité annoncée à s’imposer comme les deux nouvelles bombes du genre science-fiction. Je note qu’aux Etats-Unis, ils sont tous les deux classés « R », donc interdits en salles aux moins de 17 ans non accompagnés. Et tous deux sont précédés d’une réputation d’oeuvres radicales, violentes et « in your face ». J’en peux plus d’attendre !

Dans Moon, Sam Rockwell incarne Sam Bell, unique occupant d’une base lunaire dont le travail consiste à extraire et envoyer vers la Terre un minerai utilisé comme carburant vert. Son unique compagnon sur la Lune : un super computer baptisé GERTY (dont la voix n’est autre que celle de Kevin Spacey), qui gère le bon fonctionnement de la base et répond aux besoins quotidiens de Sam. Alors que son contrat de trois ans arrive à terme, Sam commence à souffrir de l’isolation et développe des symptômes inquiétants. C’est alors qu’à la suite d’un accident, il fait une découverte aux implications vertigineuses.

Film de « hard sci fi » prenant le parti du réalisme à la 2001 (la Nasa a d’ailleurs été consultée), Moon promet une somptueux trip spatial et les superbes images de la bande annonce sont tout bonnement insensées quand on pense au budget de ce film de SF indépendant (5 millions de dollars !!!). Les premières critiques de Moon sont en tout cas dythirambiques et saluent entre autre l’incroyable performance de Sam Rockwell dans le rôle de Bell. On le voit quand en France, ce bijou nom di Diou ???

Dans District 9, produit par Peter Jackson, les aliens ont débarqué depuis trente ans sur Terre, derniers survivants d’un monde en péril. Parqués depuis des années dans un bidonville d’Afrique du Sud, le District 9, ils sont gérés par une compagnie privée, Multi-National United (MNU), qui ne cherche qu’à trouver un moyen pour exploiter leur technologie à des fins militaires. Alors que la cohabitation avec les humains devient de plus en plus problématique, un agent de MNU contracte au contact des visiteurs un virus qui altère son ADN. En pleine mutation, il semble devenir la clé pour décrypter les secrets de leurs armements. Produit pour 30 millions de dollars, District 9 a reçu une critique absolument délirante de Massawyrm, un des contributeurs du site AICN. Le film a été projeté au dernier Comic Con de San Diego où il a fait un véritable tabac.

Entre District 9, Moon et le Avatar de Cameron pour décembre, il semble que cette fin 2009 nous apportera des oeuvres décisives dans l’Histoire du genre le plus chéri des geeks, notre bonne vieille science-fiction. On croise les vingt doigts, les mutants !

Moon, de Duncan Jones. 97 min. Sortie France inconnue (et il faut que ça cesse !)

District 9, de Neill Blomkamp. 112 minutes. Sortie France le 16 septembre

End of transmission…
Partager