MOVIE MINI REVIEW : 300 : La naissance d’un Empire

MOVIE MINI REVIEW : 300 : La naissance d’un Empire

Note de l'auteur

300

 

 

 

Chroniques de la mythique Guerre merdique :  Pendant qu’une bouteille de vinaigre de Xérès se répandait sur une tablette de chocolat Léonidas au rayon Dermophyle Indien le thermostat de l’Armistice s’envole…
Enfin, un truc dans le genre quoi!

On fait coucou à 300 : LA NAISSANCE D’UN EMPIRE, la nouvelle invention conceptuelle bidule made in Hollywood. Ni prequel, ni sequel… Genre un « alsoquel » ou « paraquel » ou « en-même-temps-quel ». Surtout « nawaquel » ouais.
L’empereur piercé de la gueule au slip en or Xerxès (lointain ancêtre de Vincent McDoom) et son armée démonte du spartiate bodybuildé sur la terre ferme. En mer, la flotte grecque menée par Themistoclès affronte l’impressionnante armada perse dirigée par Artémise, redoutable guerrière pleine de haine et de nichons…
La slo-mo dégueulasse, la 3D triso, le faux sang en CGI préhistorique et les filtres vidéo vomitifs sont tous au rendez-vous de cette autophotocopie paresseuse du nullissime 300 à Zack Snyder. Stylistiquement abominable, blockbuster mort-né tourné en Bulgarie, le pays du navet, 300 : LA NAISSANCE D’UN EMPIRE marque par son absence absolue d’originalité. Cet auto-rip-off alterne discours démocratico-guerrier pachydermique, élan pseudo-féministe (pas de panique, la salope sera punie comme elle le mérite) et baston pathétique sur fond vert. Les filtres bleus (on est en mer) remplacent les filtres jaunasses du modèle original. C’est à peu près tout niveau nouveauté. Sinon c’est le néant total. Artistique, stylistique et thématique. 300 : LA NAISSANCE D’UN EMPIRE pompe IMMORTELS qui plagiait la série télé SPARTACUS qui copiait 300 qui faisait très très très mal au cerveau.
La pauvre Eva Green, entourée d’une armée de courgettes en jupette qui font des phrases grandiloquentes dans le vide, se démène comme elle peut. C’est la seule à émerger de ce casting de tocards venus de la constellation du Centaure. Quelle frustration de voir cette fantastique actrice se ridiculiser dans cette purgeasse bulgare. Ce super DTV même pas rigolo (n’est pas VIKINGDOM 3D qui veut) ne sert fondamentalement à rien (à part amasser les zillions de dollar$ bien sûr). C’est un peu comme contempler un mur en crépit repeint de la même couleur qu’avant…

En salles depuis le 5 mars
2013. USA. Réalisé par Noam Murro. Avec Sullivan Stapleton, Eva Green, Rodrigo Santoro…

 

 

 

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