MOVIE MINI REVIEW : 47 Ronin

MOVIE MINI REVIEW : 47 Ronin

Note de l'auteur

47-RONIN

 

 

 

Comment intéresser un public US amorphe et décérébré par 40 ans de blockbusters débilitants (coucou Marvel) aux prodigieuses et philosophico-sanguinaires légendes japonaises ancestrales? Ben, en faisant des mythiques 47 RONIN (fable séculaire, basée sur une histoire vraie, adaptée un bon zillion de fois au Japon) un blockbuster surgonflé aux stéroïdes de synthèse. Genre un mélange dégénéré de NINJA SCROLL (mais pas assez), du DERNIER SAMOURAÏ (et son racisme latent, genre le samouraï le plus fort c’est l’Amerloque bien sûr) et (très vaguement) du SEIGNEUR DES ANNEAUX (pour la communauté de soldats en mission impossible). Bref, de la bouiliie filmique insipide et indigeste…
Un clan trahi par des méchants, des samouraïs sans maître (les Ronins du titre) revanchards, une sorcière protéiforme qui fait des trucs de dingue avec ses mèches de cheveux dans un déferlement de CGI ridicules, un bâtard/messie invincible bidule (le concombre trépané Keanu Reeves au regard désespérément vide) et des bastons de sabre filmées n’importe comment par un total inconnu/tocard/qu’on est pas prêt de revoir (coucou Carl Rinsch, bye bye Carl Rinsch, à dans jamais mec!). Voici 47 RONIN ou la chronique d’un naufrage artistique. Un naufrage mou. Ni spectaculaire, ni nanardeux… Juste un gros truc informe et insipide qui ne sait jamais sur quel pied danser. Reconstitution historique? Non! Délire fantastique? Non plus… Épopée épique? Encore raté… Bref, c’est l’ennui poli et atomique qui règne en maître dans ce bidule laid et creux. Ni consternant ni enthousiasmant, même au 1458304238476540635413121e degré. Juste un grand, un immense, un intergalactique néant… Quelle déprime…

En salles depuis le 2 avril
2013. USA. Réalisé par Carl Rinsch. Avec Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Ko Shibasaki…

 

la critique à Marine c’est par là…

 

 

Partager