MOVIE MINI REVIEW : 9 Mois Ferme

MOVIE MINI REVIEW : 9 Mois Ferme

Note de l'auteur

 

 

 

MOVIE MINI REVIEW : 9 Mois Ferme

Dans le désert artistique et zygomatique de la comédie française, le gars Albert Dupontel est un putain d’oasis de folie et d’inventivité. Malgré une filmo bancale où le génial (BERNIE, LE VILAIN) côtoie le nawak qui pique les yeux (LE CRÉATEUR, ENFERMÉ DEHORS), cet hurluberlu  s’est toujours évertué à balancer des ovnis filmiques d’une gigantesque originalité !
Cette fois Albert plonge dans l’anti rom-com tarée matinée de douceur ! Une juge inflexible et d’une misanthropie absolue se ponce le cerveau et se dégonde la gueule au champagne un soir de réveillon ! Résultat, enceinte la demoiselle ! Et quand elle découvre l’identité du père, c’est la gigaloose. Le gars est un cambrioleur minable accusé de torture sur petit vieux et de globophagie avancée !!! C’est assez mal barré tout ça quoi !
Albert Dupontel le hors-la-loi (plus hystérique que jamais et perpétuellement à la frontière de l’autocaricature) et Sandrine Kiberlain la juge (la grande révélation du film, quel talent comique, tout en retenue et en décalage) forment un duo explosif ! Leur alchimie est juste fantastique. Lui tout en bouffonnerie et elle d’un sérieux implacable. Les seconds rôles sont à l’avenant, Nicols Marié et Philippe Uchan (des habitués des films à Albert) et l’immense Gilles Gaston-Dreyfus (maître Morissard for ever) font des merveilles !
Dupontel mélange humour corrosif et émotion… Malheureusement, après une première partie fantastique, 9 MOIS FERME se noie petit à petit dans son scénario beaucoup trop linéaire. La folie anarchiste du début (la scène d’ouverture est proprement étourdissante) fait place à un final d’une sagesse et d’une fadeur particulièrement décevante. Comme une espèce de renoncement, de mise en cage volontaire du diablotin hystérique par une société du spectacle implacable… Dommage quoi ! Albert réveille-toi bordel, on a besoin de toi !

En salles depuis le 16 octobre
2013. Réalisé par Albert Dupontel. Avec Albert Dupontel, Sandrine Kiberlain, Nicolas Marié…

 

La critique à Gillou Da Costa, c’est par à…

 

 

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