MOVIE MINI REVIEW : Albator, corsaire de l’espace

MOVIE MINI REVIEW : Albator, corsaire de l’espace

Note de l'auteur

 

 

 

La liberté. On lui fait faire vraiment n’importe quoi à la liberté! Elle est utilisée à toute les sauces par les plus débiles des révolutionnaires bidules!
Prenez par exemple ce crétin du cosmos, borgne et balafré (le crétin, pas le cosmos). Lui et son équipage de pirates de l’espace massacrent allègrement des milliers de gens en son nom. Ce mignon à mèche des étoiles, qui fait des phrases sentencieuses et qui parle à un moteur, c’est ce pauvre Albator version 2013…
Personnage maudit, mélancolique et romantique, créé dans les 70’s par le grand Leiji Matsumoto, qui à révolutionné l’histoire du dessin animé en France (avec GOLDORAK), Albator n’est plus qu’une coquille vide digitale d’une laideur terrifiante (nan mais quelle sale tronche).
Un jeune hipster (à mèche lui aussi) parvient à intégrer cet équipage nanar et clichetonneux composé de la blondasse de service (au design magnifique), d’un gros sidekick énervant et de tout plein d’autres caricatures de la galaxie. Mais ce jeune freluquet est en fait un espion envoyé là pour assassiner le nouveau philosophe new age balafré.
L’idée, excellente, de faire renaître cette icône cultissime du manga se vautre irrémédiablement dans la bêtise et le contresens absolu. Albator (Captain Harlock en V.O.) n’est plus qu’une ombre, un gourou fanatique maniéré qui veut rallumer les nœuds du temps (??????) et redémarrer l’univers comme un vulgaire PC, en annihilant au passage toute forme de vie… Bravo l’apôtre de la liberté!
Entre une intrigue au mieux incompréhensible, au pire d’une connerie apocalyptique, une musique grandiloquente insupportable et une mise en scène paresseuse (l’animation des personnages est très médiocre) et redondante (ok les gars, on a vu que vous faisiez super bien la fumée en image de synthèse) ALBATOR, CORSAIRE DE L’ESPACE se plante dans les grandes largeurs. Pas de surprise vu l’absence de talent de ce tocard de Shinji Aramaki qui avait déjà massacré APPLESEED et STARSHIP TROOPERS : INVASION…
La direction artistique majestueuse, des vaisseaux spatiaux aux décors  en passant par le look splendide des personnages féminins (par contre les mecs, au secours quoi!!!) ne sauvent pas une seule seconde ce film du naufrage absolu. Et le final, baignant dans un WTF ésotérico-mongolo vaporise les derniers neurones encore vaillants…
Trahison je hurle ton nom! Consternation aussi tant qu’on y est…

En salles depuis le 25 décembre
2013. Japon. Réalisé par Shinji Aramaki. Avec les voix de Yû Aoi, Ayano Fukuda, Arata Furuta…

 

 

 

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