MOVIE MINI REVIEW : Alice de l’autre côté du miroir

MOVIE MINI REVIEW : Alice de l’autre côté du miroir

Note de l'auteur

ALICE

 

 

 

Planquez vos globules oculaires des yeux tout plein de cristallin en fusion et de cornée pétrifiée, vous autres pauvres fous qui avez survécu à l’apocalypse bariolée d’Alice au pays des merveilles… La blondasse baroque à bouclette (la super Mia Machinkowska qui a l’air totalement perdue devant son fond vert) est de retour pour une nouvelle torture dégoulinant d’harmonies chromatiques contre nature dignes du tribunal pénal international ! Reposez en paix, cônes et bâtonnets rétiniens…
Alors donc Alice, après avoir joué au Jack Sparrow d’opérette dans la mer de Chine, retourne au pays des merveilles pour soigner son pote, le chapelier dépressif… Elle va piquer le chronobidule au Temps, un mec à moustache et à l’accent allemand lamentable (Sacha Baron Coen plus insupportable que jamais) qui vit dans une horloge magique avec ses potes mécaniques. Tout ça pour voyager dans le passé et sauver les parents de l’autre drag queen accroc au thé (un Johnny Depp bon pour l’hospice des cabotins hollywoodiens dépressifs où il pourra retrouver l’hystéro-hydrocéphalesque Helena Bonham Carter).
Tim Burton passe la main au yes man James ‘Opération Muppets’ Bobin (un mec de la téloche). Mais il produit toujours cette sequel aveuglante. Course poursuite spatio-temporelle interminable, Alice de l’autre côté du miroir fait dans la morale pachydermique. On ne peut pas changer le passé, tout ce qui compte c’est l’amour… L’amour c’est plus fort que tout, même plus fort que la mort et même que la souffrance et même que toutes les roues chromatiques de l’univers d’abord. Ce déferlement de bons sentiments disneyens rivalise de ringardises avec les CGI plus immondes que jamais…
Balayée à jamais, la folie surréaliste et la naïveté des œuvres de Lewis Carroll… Ne reste qu’un rollercoaster imbécile où Alice se métamorphose en super-héroïne imbécile (son volontarisme est la cause de tous les problèmes, un thème passionnant complètement survolé) qui découvre le pouvoir de l’amour… Au secours le cerveau… Au secours les yeux… Au secours quoi !

En salles depuis le 1er juin
2016. USA. Réalisé par James Bobin. Avec Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter…

 

 


Alice de l’Autre Côté du Miroir : bande-annonce… par inthefame

 

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