MOVIE MINI REVIEW American Bluff

MOVIE MINI REVIEW American Bluff

Note de l'auteur

 

 

Le culte mongolo-factice des glorieuses et (faussement) innocentes 70’s continue de ravager Hollywood comme un cancer disco à pattes d’éléphant. Voix off aussi inutile qu’omniprésente, col pelle à tarte et reconstitution bling bling en papier maché, AMERICAN BLUFF lorgne pitoyablement sur les grands polars urbains  New Yorkais des 70’s.
Polygamie, triangle amoureux paresseux et faits réels romancés sont les bases de ce truc signé de ce tocard formaliste de David O. Russell. Un duo d’arnaqueurs pathétiques est enrôlé de force par un agent frisoté du FBI pour une mission incompréhensible à base de mafieux et de politiciens véreux au grand cœur.
AMERICAN BLUFF plonge goulûment dans l’ennui et le carton-pâte et le plagiat minable des grands anciens Scorsese, De Palma et Lumet. Tout est trop clinquant. On se ballade dans une attraction digne de Disneyland. Tout le monde arnaque tout le monde dans ce ballet de sentiments frelatés et d’acteurs en plein cabotinage frénétique. Cette fois Christian ‘Caméléon’ Bale a pris 20 kilos pour son rôle d’escroc ventripotent. Ça, on voit bien son gros bide graisseux mais on est sans nouvelles de son talent d’acteur. En fait, chaque acteur est enfermé dans une caricature. Amy Adams ne sert à rien (mais elle est toujours aussi ravissante), Bradley Cooper porte les bigoudis comme personne et Jennifer Lawrence joue (très très très mal comme d’habitude) les utilités.
En fait tout est rance et creux et vain et artificiel. De la mise en scène passe-partout à l’intrigue insipide. On se fout royalement de ces arnaqueurs minables qui s’embrouillent et se manipulent n’importe comment les uns les autres. Quel vide abyssal… Quelle prétention… Quel carnaval de perruques grotesques… Ridicule quoi…

En dalles depuis le 5 février
2013. USA. Réalisé par David O. Russell. Avec Christian Bale, Amy Adams, Bradley Cooper…

 

 

 

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