MOVIE MINI REVIEW : Angélique

MOVIE MINI REVIEW : Angélique

Note de l'auteur

 

 

 

Quand le gros Besson et ses sbires démoniaques d’Europacorp s’attaquent, comme ça, sans qu’on n’ait rien demandé, au remake de la saga ANGÉLIQUE MARQUISE DES ANGES (saga érotico-mongolo-feuilletonnesque 60’s, responsable des premiers zémois zérotiques de tout plein de générations), le cœur de chaque cinéphile se fige… Comme l’ouverture intempestive des portes de l’enfer nawesque (Besson a le double des clefs et s’amuse régulièrement à les ouvrir). Bref c’est à la fois l’angoisse la plus pure et l’espoir nanar le plus absolu ! Et on est pas déçu du voyage, bordel de bordel de bordel !
Incarnée par un spectaculaire boudin blond au talent misérable, Angélique déambule, nichons au vent, dans un XVIIe siècle en papier mâché (nan mais c’est quoi cette reconstitution indigne des pires production France 3 Nord-Pas-De-Calais ?). Angélique le cageot du passé est une féministe avant l’heure. Enfin, une féministe made in Europacorp, c’est-a-dire une espèce de connasse hystérique insupportable. Mariée malgré elle à un nobliau toulousain tout balafré de la gueule, un certain comte Joffrey De Nawak (Gérard Lanvin, en plein sous-cabotinage hallucinant de nullité), le thon des lumières va vivre une vie de dingue et montrer un peu ses nichons.
Le romanesque version Europacorp, c’est un putain de plaisir coupable. Un voyage ultime dans la connerie filmique et mercantile. Ariel Zeitoun (le tâcheron aux commandes des YAMAKASI et de tout plein de navets) filme n’importe comment (certains plans en vidéo archaïque sont proprement abominables, sans compter les incessants ralentis insupportables) la vie trépidante du laideron gascon. Et tout le monde (les tocards intergalactiques Tomer Sisley et Mathieu Kassovitz, et aussi le pathétique Simon Abkarian venu se ridiculiser pour une poignée d’€uros) rêve de tripoter les nichons du goret trisomique…
C’est l’inconnue (qu’elle le reste !!!!!!!!!!!!) Nora Arnezeder (vue dans FAUBOURG 36 et le remake de MANIAC) qui prête sa plastique magnifique et sa gigantesque absence de talent à ce personnage mythique. Sa prestation WTF de pachyderme défoncé au crystal meth’ restera dans les annales.
La décadence artistique des productions Europacorp commence à atteindre des proportions bibliques. Et cette ANGÉLIQUE-là (on attend avec impatience et perversité une suite annoncée dans un final à pleurer de rire) a tout de l’accident industriel. Idiot, laid, filmé avec les pieds…
La fête quoi ! Et avec des nichons…

En salles depuis le 18 décembre
2013. France/Belgique/Autriche/République Tchèque. Réalisé par Ariel Zeitoun. Avec Nora Arnezeder, Gérard Lanvin, Tomer Sisley…

 

 

 

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