MOVIE MINI REVIEW : Au Nom Du Fils

MOVIE MINI REVIEW : Au Nom Du Fils

Note de l'auteur

AU-NOM-DU-FILS

 

 

 

Tout va bien dans la vie bien rangée, horriblement rangée, à Élisabeth. Cette catholique fervente vie une vie idyllique. Elle anime une émission de radio libre (Parole Vivante avec Élisabeth Delabbé, clin d’œil ou quoi?) et sa famille catho-modèle s’épanouit dans la foi en Jesus notre sauveur bidule. Mais tout va méchamment partir en vrille dans la life à Élisabeth (l’impressionnante Astrid Whettnall, comme possédée par son rôle de folle de dieu). Son mari meurt comme un gros con dans un camps d’entrainement catho-intégriste et son fils ainé se suicide après avoir été la victime (plus ou moins consentante) d’un prêtre pédophile. Y a de quoi devenir un peu folle dingo là quand même, non?
L’heure de la vengeance a sonné pour Élisabeth. La loi du talion, c’est pas que dans la bible bordel ! Vincent Lannoo, réalisateur branchouille belge (le documenteur VAMPIRES) nous balance ce pamphlet liturgique aussi étrange que bancal ! À la fois fois comédie noire nonsensique (grande spécialité belge) et charge puérile contre l’église toute puissante et hypocrite. En fait, on se demande très vite où ce truc veut en venir. Trop référentiel (coucou Quentin Tarantino, plagié n’importe comment, coucou le matriciel C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS) et trop superficiel (l’attaque anti-cléricale manque cruellement de profondeur). Bref, on s’ennuie poliment devant cette pochade catholico-anarchiste aussi subversive qu’une bulle de savon. Ce truc creux et vain ferait presque passer l’Eglise pour une victime de délires paranoïaques et de persécution aveugle (un comble quand on connait les secrets dégueulasses qu’elle protège d’une chape de plomb).
Une belle baudruche prétentieuse qui s’imagine subversive. Sans intérêt…

En salles depuis le 7 mai
2012. Belgique/France. Réalisé par Vincent Lannoo. Avec Astrid Whettnall, Philippe Nahon, Achille Ridolfi…

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