MOVIE MINI REVIEW : Blancanieves

MOVIE MINI REVIEW : Blancanieves

Note de l'auteur

 

 

Conte de fée universel, tauromachie soft et cinéma muet… Ce cocktail détonnant nous vient d’Espagne… BLANCANIEVES est la relecture, d’une originalité folle, des aventures mythiques de cette pauvre gourdasse légendaire de Blanche Neige! On oublie les délires hollywoodiens MIRROR, MIRROR et BLANCHE NEIGE & LE CHASSEUR. Dans l’Espagne des années 20 un grand torero (faut supporter la corrida, même version light, pour suivre le film) se fait encorner par son adversaire, le terrifiant Lucifer le taureau de combat (ça envoie comme nom ou quoi?), dans les célèbres arènes de Séville. Au même moment sa femme, bouleversée par cet accident sanglant (quelle chochotte celle-là), meure en couche (sortez les mouchoirs, vive le mélodrame lacrymal, on est chez les latins quoi bordel). Carmen, la fille du matador dorénavant paralysé, suscite la jalousie de sa nouvelle belle mère über perverse et über méchante/vilaine… Agressée et laissée pour morte, la jeune fille est recueillie par une troupe de nains toreros… Avec BLANCANIEVES, Pablo Berger ressuscite avec talent, folie et sincérité les fantômes de Tod Browning, Eisenstein ou Bunuel… Et un peu ELEPHANT MAN de Lynch aussi. Ouais, carrément! On est loin du cynisme facile et anecdotique de THE ARTIST. Pablo Berger respecte l’essence du conte originel à la perfection et nous balance un mélodrame baré, subtile et baroque, magnifiquement mis en scène. L’image en noir et blanc est proprement somptueuse et le final particulièrement touchant. Magnifique quoi! Le cinéma muet n’est pas mort les gars…

En salles depuis le 23 janvier
2012. Espagne. Réalisé par Pablo Berger. Avec Maribel Verdu, Macarena Garcia, Daniel Gimenez-Cacho…

 

 

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