MOVIE MINI REVIEW : Blood Ties

MOVIE MINI REVIEW : Blood Ties

Note de l'auteur

 

 

 

C’est l’heure du rêve américain pour l’endive bobo Guillaume Canet. Et il a décidé de faire tout comme les grands Scorsese, Lumet et De Palma. Un polar New yorkais 70’s. Remake des LIENS DU SANG (réalisé en 2008 par Jacques Maillot), BLOOD TIES suit le destin fratricide de deux frangins en sous-pull marron et en veste à col pelle à tarte. Y en a un gangster charismatique et l’autre est un flic à moustache torturé.
Co-scénariste vedette (James Gray, qu’est-ce qu’il fout là celui-là ???) et casting de fous furieux (Clive Owen, James Caan, Zoe Saldana, Mila Kunis, Lili Taylor…), tout était réuni pour faire revivre et rendre hommage à ce genre iconique, le polar urbain, qui a donné tant de chef d’œuvres.
Mais y a un truc qu’on a un peu vite oublié… C’est l’absence totale de talent à Guigui ! C’est pas que ce soit filmé n’importe comment avec des moignons de pied. Non. Même pas. Ça aurait au moins eu le mérite de la prise de risque. Non. Ce qui frappe ici c’est le vide intersidéral de la mise en scène. Aucune réflexion, aucune idée (enfin si, celles des autres), aucune ambition. Rien, rien rien. BLOOD TIES est un polycopié insipide des grands polars auxquels il se réfère (et qu’il plagie carrément par moment) en permanence genre SERPICO, PRINCE OF NEW YORK, LES AFFRANCHIS, CASINO ou L’IMPASSE.
Les seuls instants notables viennent des multiples apparitions, surréalistes et savoureuses, de la nouvelle grande diva nanarde de l’espace Marion Cotillard. Telle une divinité païenne du jeu nawesque, la diva excelle (c’est un euphémisme) en pute badass hystérique défoncée à la coke et à l’humour involontaire. Quelle déesse !!! Sinon, on a droit à la poursuite de bagnole la plus molle de tous les temps, à un final à Grand Central à pleurer de rire (on est loin, mais alors très très loin de L’IMPASSE, le chef d’œuvre de De Palma) et à une musique omniprésente, tour à tour minable (pour le score composé par le tocard frenchy Yodelice et sa photocopieuse wah-wah) ou horripilante (un enchaînement assourdissant et facile de tubes scorsesiens).
Avec ce scénario, inutilement tortueux (coucou LA NUIT NOUS APPARTIENT), il y avait moyen de faire quelque chose de regardable. Las… Canet ne sait absolument pas quoi faire de son super jouet. C’est pathétique. Tant de talent noyé dans la gélatine créative du cerveau à Guillaume… Consternant…

En salles depuis le 30 octobre
2013. France/USA. Réalisé par Guillaume Canet. Avec Billy Crudup, Clive Owen, Zoe Saldana…

 

 

 

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