MOVIE MINI REVIEW : Brick Mansions

MOVIE MINI REVIEW : Brick Mansions

Note de l'auteur

BRICK-MANSIONS

 

 

 

En 2004 débarquait l’improbable et sympathique BANLIEUE 13 avec ses yamakasis trisomiques et ses lascars décérébrés qui plagiaient n’importe comment le séminal NEW YORK 1997 à John Carpenter. Peut-être (surement) la meilleure production Europarcorp (c’est facile aussi). Et ça, des bons films, à Europacorp, on déteste ça! Alors le gros Besson nous a balancé une immonde sequel, BANLIEUE 13 ULTIMATUM réalisé par le tacheron sans lendemains Patrick Alessandrin. C’est bien mais pas pas suffisant… Voici une grande première (aux conséquences possiblement terrifiantes) chez Europacorp. Les reboot US des navets français (bon OK y avait déjà un remake de TAXI)…
BRICK MANSIONS
ou laversion ghetto désurbanisé de Detroit du film originel à Pierre Morel. Et c’est l’inconnu Camille Delamarre qui s’est vu confié la mission de pulvériser les qualités de son modèle.
Des jump cut insoutenables et illisibles surpris en plein coït filmique avec de la slo-mo libidineuse et un montage épileptique qui ferait passer Oliver Megaton pour un disciple d’Ingmar Bergman.  C’est tout ça BRICK MANSION. Et pire encore! C’est que le discours (si on peu appeler ça comme ça), déjà très limite de l’original, sur la glorification imbécile du rôle « social » (pardon???) des gangs et des tranfiquants de mort transformés en révolutionnaires humanistes prend des proportions bibliques. Le pitoyable RZA (métamorphosé en has been instantanné depuis son minable THE MAN WITH THE IRON FISTS), véritable assassin sanguinaire psychopathe se mue soudainement en en clone, version triso, de Bob Marley et de Che Guevarra. Tout ça sous les yeux enamourés d’un duo de surtocards sans talents, Paul Walker (dans son dernier rôle, bonjour l’épitaphe nanarde) le flic de police überburné-et-décérébré et son copain yamakasi David Belle (le débile de l’original mais en version vieux bouffi arthritique) conduisent des grosses bagnolles (pas des Audi, on est aux States les gars) et démontent la tronche à tout plein de gros blacks au pays des gros black.
BRICK MANSION tient de la torture létale, du supplice que même l’inquisition elle aurait jamais osé l’utiliser vu sa saloperie inhumaine. Ce culte cynique et immonde et mercantile (surtout mercantile) du gangsta style surringard et surpuissant est tellement daté et dépassé qu’il en devient proprement insupportable. Cette débauche pathétique de connerie filmique symbolise la décandence absolue et la fuite en avant désepérée d’Europacorp.
Le gros Besson et ses sbires sans talent explorent les abysses du cinéma d’exploitation. Et c’est sale. Et d’une telle vilénie et d’une telle bassesse qu’on imagine tout plein de supplices à faire subir à ces escrocs sans scrupules. Genre regarder en boucle, jusqu’à la folie ou la mort, l’intégrale Europacorp…
Mais c’est qu’il est capable d’adorer ça le Luc Besson!

En salles depuis le 23 avril
2014. France/Canada. Réalisé par Camille Delamarre. Avec Paul Walker, David Belle, RZA…

 

 

 

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