MOVIE MINI REVIEW : critique de A Cappella

MOVIE MINI REVIEW : critique de A Cappella

Note de l'auteur

A-CAPPELLA

 

 

 

Pas besoin de monstres en plastoc, de portes qui grincent et de CGI délirants pour flipper sa race. Une bonne dose de saloperie humaine et d’hypocrisie infâme poussées à leur paroxysme suffit pour vous retourner le cerveau. Cette putain d’humanité lâche et insensible qui abandonne les victimes à leur solitude mortifère et à un sort épouvantable.
Descendant des fantastiques BASHING et DESPUES DE LUCIA, voici le Coréen A CAPPELLA. Une jeune fille étrange change mystérieusement de vie et d’école en cours d’année. Elle semble au centre d’une affaire bien bien traumatisante. Dans sa nouvelle école, Gong-Ju (l’hypnotique Woo-hee Chun) va tenter de s’intégrer et de retrouver goût à la vie. Mais le passé et la trahison la poursuivent inexorablement. Pour son premier film, Su-jin Lee a fait très très fort! A CAPPELLA est une chronique labyrinthique et féministe d’une impossible reconstruction (alors que A GIRL AT MY DOOR, autre film féministe, entretient une frêle lueur d’espoir). D’un abandon à la fois intime et sociétal, Su-jin Lee nous perd dans sa mise en scène épurée et déstructurée. Impossible de dissocier le passé traumatique du présent tout aussi éprouvant. Et pourquoi le faire d’ailleurs? Gong-Ju est maudite. Il n’y a pas de salut pour les victimes dans nos sociétés modernes déshumanisées. L’indifférence, le mépris et la honte s’associent dans un balai sépulcral tétanisant. L’humanité dans toute sa splendeur…
A CAPPELLA, c’est rien qu’un putain de choc émotionnel au final bouleversant qui laisse sans voix. Et vous hantera un long moment. Une des grandes claques de l’année!

En salles depuis le 19 novembre
Corée du Sud. Réalisé par
Su-jin Lee. Avec Woo-hee Chun, In-seon Jeong, So-Young Kim…

 

 

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