MOVIE MINI REVIEW : critique de Big Bad Wolves

MOVIE MINI REVIEW : critique de Big Bad Wolves

Note de l'auteur

BIG-BAD-WOLVES

 

 

 

La mode macabre et malsaine du vigilante/revenge movie sévit partout sur Terre. Du Canada (LES 7 JOURS DU TALION) à l’Australie (le flippant THE HORSEMAN et le tétanisant DADDY’S LITTLE GIRL) en passant évidemment par les USA (avec dernièrement le bancal PRISONERS), tout le monde s’y met. Cette fois c’est d’Israël que débarque ce shocker étrange, BIG BAD WOLVES.
Tout en respectant scrupuleusement les codes de ce sous-genre plus que tendancieux (le père d’une enfant suppliciée séquestre et torture un homme qu’il pense être l’assassin pour le forcer à avouer), le duo de réalisateurs (auteurs du slasher à twist RABIES) pousse les limites en introduisant un décalage détonnant. Limite gagesque. Ce mélange des genres (coucou les frangins Coen), s’il peut basculer dans le thriller, passe quand même très mal dans le torture porn. En fait, cet humour noir désamorce totalement le propos du film, en bien et, surtout, en mal. En bien parce que BIG BAD WOLVES fait preuve d’une originalité formelle et scénaristique incroyable et en mal parce que ce décalage masque quand même un propos bien malsain et furieusement condamnable. L’apologie de la loi du Talion, c’est juste inadmissible. Y compris dans une fiction. Mais le final sauve de justesse ce film de la glorification de l’auto-défense. Un film détonnant pour un sujet super casse-gueule.

En salles depuis le 2 juillet
2013. Israël. Réalisé par Aharon Keshales & Navot Papushado. Avec Lior Ashkenazi, Rotem Keinan, Tzahi Grad…

 

 

 

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