MOVIE MINI REVIEW : critique de Blind Sun

MOVIE MINI REVIEW : critique de Blind Sun

Note de l'auteur

BLIND-SUN

 

 

 

Le soleil. Cet astre implacable qui transforme notre planète en four géant à ciel ouvert (vive l’effet de serre les gars !)…
Dans une Grèce distopyco-désertique aux portes de l’apocalypse, un homme arrive dans une villa de luxe pour la surveiller pendant que ses propriétaires français surfriqués partent en vacances. Mais Ashraf, cet immigré mystérieux, va commencer à perdre petit à petit la raison dans ce no man’s land infernal… La paranoïa le contamine et le ronge à petit feu. Et le voilà qui se perd dans une errance mentale, un labyrinthe hypnotique (semblable à celui qui emporta Jack Nicholson dans Shining, cité au détour d’une phrase).
Pour son premier long métrage, Joyce A. Nashawati s’amuse à pervertir les codes du cinéma fantastique à tendance apocalyptique. On ne sait jamais vraiment quand se passe l’intrigue… De nos jours… Dans un futur à l’agonie… Ou bien dans le cerveau en ébullition du héros ravagé par l’insolation (le magnétique Ziad Bakri, vu dans la série télé Le Bureau des légendes). Ce minimalisme rappelle l’aquatique Évolution et marque le grand retour d’un cinéma de genre made in France conceptuel et ambitieux à des années-lumière de la bouillie Z offerte par, au hasard, Aux yeux des vivants !
Ce soleil implacable (au cœur des légendaires Soleil vert, Les Révoltés de l’an 2000, Mad Max ou encore l’éprouvant Good Night Mommy) est le personnage central de ce home invasion fantasmagorique qui se dénoue dans un embrasement des sensations, dans un brasier purificateur qui emporte le peu d’humanité qui reste. Blind Sun est un trip hypnotique, un poème suffocant qui vous rôtit le cerveau à l’étouffée et vous hante longtemps après son climax désespéré.

En salles depuis le 20 avril
2015. France/Grèce. Réalisé par Joyce A. Nashawati. Avec Ziad Bakri, Mimi Denissi, Louis-Do de Lencquesaing…

 

 


Blind Sun Bande-annonce VF par allocinoche

 

Partager