MOVIE MINI REVIEW : critique de Blue Ruin

MOVIE MINI REVIEW : critique de Blue Ruin

Note de l'auteur

BLUE-RUIN

 

 

 

Y a pas plus éculé et hautement casse-gueule que le revenge/vigilante movie… Ce sous genre 100% malsain et 100% exploitation qui a engendrer un nombre invraisemblable de purges atomiques depuis plus de 40 ans (coucou la mythique Cannon Group et son égérie Charles Bronson).
Ben l’inconnu Jeremy Saulnier, il en a rien à battre de tout ce passé nanardo-sulfureux. Le voilà qui débarque avec une authentique bombe filmique hallucinante, BLUE RUIN. Cette ruine bleue, c’est la bagnole/poubelle à Dwight, clochard hirsute, reclus du monde depuis l’assassinant sauvage de ses parents. Justement, l’assassin sort de prison après 10 ans d’emprisonnement. Et Dwight va se venger. Mais sa vendetta, aussi implacable soit-elle, va se transformer en road-movie incroyable. Un road movie intérieur, intime, dans le cerveau de Dwight. Un cerveau ravagé par le chagrin et la soif irépressible de vengeance. Et rien mais absolument rien ne va se passer comme prévu. Sauf le sang qui colle à flot…
BLUE RUIN, avec sa mise en scène étourdissante de beauté et son mutisme omniprésent et envoutant réinvente carrément un sous genre décrépit par les gesticulations de Stallone, Schwarzy ou Statham… Jeremy Saulnier transcende totalement son sujet, tout en restant au plus prêt de son intrigue. C’est fort. Très fort… La surprise est permanente. L’effroi, total. La noirceur omniprésente. Dwight (le fantastique Macon Blair) fait un voyage. Un voyage sépulcral dans son passé, dans son cerveau, dans sa folie meurtrière… Et c’est bouleversant… Quel putain d’ovni filmique venu de nulle part. Un film à la fois intime et spectaculaire… Une révélation!

En salles depuis le 9 juillet
2013. USA/France. Réalisé par Jeremy Saulnier. Avec Macon Blair, Devin Ratray, Amy Hargreaves…

 

 

 

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