MOVIE MINI REVIEW : critique de Budori, l’étrange voyage

MOVIE MINI REVIEW : critique de Budori, l’étrange voyage

Note de l'auteur

BUDORI

 

 

 

Ça vous dit de la poésie délirante avec un chaton violet en plein tragédie personnelle (vive la famine qui décime sa famille) qui se prend pour un candide voltairien situé dans un monde délicieusement steampunko-art-déco bidule? Oui? Alors embarquez dans les aventures rocambolesques du jeune Budori, jeune plouc félin coloré parti sur les chemins tortueux du conte initiatique où le réalisme et l’onirisme font des folies de leurs corps et se tripotent les zones érogènes partout tout le temps!
BUDORI est un poème en prose déconcertant (librement adapté du livre pour enfants TRAINS DE NUIT DANS LA VOIE LACTÉE de Kenji Miyazawa, comme la lacrymale ÎLE DE GIOVANNI, la review ici) autour duquel rôdent les fantômes bienveillants de Miyazaki (coucou LE VOYAGE DE CHIHIRO et KIKI LA PETIT SORCIÈRE), Takahata (coucou LE TOMBEAU DES LUCIOLES) et Lewis Carroll (coucou ALICE AU PAYS DES MERVEILLES). Dans un pays ravagé par la disette, le jeune Budori part à la découverte du monde. Un monde étrange ou fantasme et réalité s’enlacent langoureusement. À la recherche de sa sœur capturée par un être mystérieux (au design étourdissant) Budori entame un voyage intérieur envoutant.
En mixant, avec une liberté de ton incroyable, la temporalité et les niveaux de réalités, le vétéran Gisaburo Sugii nous plonge dans un océan de beauté et de subtilité. C’est magnifique et totalement déstabilisant. On ne sait pas quoi ressentir devant ce conte moral tragique et expérimental. Il faut juste se laisser porter par cette naïveté échevelée… Y a que les Japonais qui sont capables de nous balancer des animes aussi bizarroïdes et purs à la fois!

En salles depuis le 27 août
2012. Japon. Réalisé par Gisaburo Sugii. Avec les voix de Akira Emoto, Ryûzô Hayashi, Shozo Hayashiya…

 

 

 

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