MOVIE MINI REVIEW : critique de Dracula Untold

MOVIE MINI REVIEW : critique de Dracula Untold

Note de l'auteur

DRACULA-UNTOLD

 

 

Les origin story  dépressives et les reboots post-modernes c’est la grande mode du moment (les histoires originales à quoi ça sert franchement?) à Hollywood, la grande machine à recycler les idées. Tout ça pour faire pleuvoir le plus paresseusement possible les zillions de dollar$. Tout en attaquant, à l’acide de leur médiocrité, les cerveaux les plus dociles d’un public naïf… Tellement de purgeasses hallucinantes (coucou I FRANKENSTEIN, HERCULE, CONAN et tant d’autres…) ou prétentieuses (coucou la trilogie BATMAN à Nolan) pour si peu de réussites (le misanthrope MAN OF STEEL est décidément bien seul). C’est dire si ce DRACULA UNTOLD était attendu au choix avec une giga-dose de scepticisme, d’appréhension (encore un truc sur ce comte gothique arthritique) ou d’enthousiasme pervers (pour les nanardophiles aguerris).
Voici donc donc l’histoire à Vlad l’empaleur (un hobby comme un autre), prince transylvanien, ancien soldat-esclave turc, qui va se transformer en créature de la night hideuse et polymorphe et létale et dentue. Tout ça par amour… Et pour mettre leur race aux envahisseurs turques dans ce remake caché beaucoup moins nauséabond de 300.
Le truc inattendu, c’est que Gary Shore, il croit grave à son sujet. Résultat DRACULA UNTOLD parvient à fuir la nanarditude (c’était pas gagné vu le trailer grotesque) pour mordre goulument dans un classicisme épatant! Et d’une totale intégrité. Gary (c’est son premier film) filme cette tragédie historico-faustienne avec maestria. Le bellâtre Luke Evans (clone badass de l’endive Orlando Bloom) interprète un Vlad torturé au charisme de fou qui se métamorphose et se bastonne avec une armée entière dans une orgie de CGI gothiques magnifiques et spectaculaires.
Ok. DRACULA UNTOLD ne révolutionne rien du tout. On est devant un un pop corn movie jetable de plus. Mais un pop corn movie qui se fout pas de la gueule des spectateurs. En cette ère post-moderne où le cynisme règne, c’est déjà beaucoup. Une putain de bonne surprise…

En salles depuis le 1er octobre
2014. USA. Réalisé par Gary Shore. Avec Luke Evans, Dominic Cooper, Sarah Gadon…

 

 

 

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