MOVIE MINI REVIEW : critique de Everest

MOVIE MINI REVIEW : critique de Everest

Note de l'auteur

EVEREST

 

 

 

La faculté de l’homme à transformer la moindre aventure humaine un tant soit peu extrême en machine à fric imbécile repousse régulièrement les frontières (très très élastiques) de la connerie irrécupérable.
Au cours des 90’s, l’escalade du mythique mont Everest (qui a emporté dans la mort un alpiniste sur quatre !!!) est devenu un putain de business et ce qui devait arriver arriva. Une catastrophe. Une hécatombe d’alpinistes venus, pour plusieurs dizaines de milliers de dollar$, repousser leurs limites. Everest est la chronique circonstanciée de cet authentique et tragique événement advenu en 1996. Les équipes se marchent littéralement les uns sur les autres aux abords du sommet (on se croirait à la station Saint-Lazare en pleine heure de pointe). Et c’est le drame. Un violent orage emporte une quinzaine d’hommes et de femmes perdus sur les flans hostiles du colosse de pierre.
L’Islandais Baltasar ‘Jar City’ Kormákur reste délibérément à hauteur d’homme. Les plans fabuleux (et totalement pixélisés bien sûr) s’enchaînent pendant que le casting de dingo se réduit comme une peau de chagrin finissant congelée sur les flans de cet impitoyable ogre de roche et de glace perdu au bout du monde. Malheureusement, l’académisme hollywoodien souffle aussi fort que cette tempête sépulcrale. Résultat, on s’ennuie ferme devant l’absence totale de prise de risque de la part de Baltazar. Classicisme qui tranche violemment avec la folie de ces hommes et de ces femmes qui ont tout abandonné pour affronter les destins, leurs limites et la mort.
Everest ne rend jamais vraiment hommage à ces disparus. Ce truc trop distant et trop froid (warf warf) ne dépasse jamais le téléfilm catastroph(iqu)e de luxe anecdotique et insipide, sous-genre hautement manipulateur et lacrymal qui pollue les après-midi paresseux des pires chaînes de la TNT.
Sinon, les Texans, ça résiste aussi bien au blizzard mortel du Népal qu’aux révolutions sanguinaires d’Asie (coucou No Escape). Ils sont juste pas faits comme nous ceux-là !

En salles depuis le 23 septembre
2015. USA/Grande-Bretagne/Islande. Réalisé par Baltasar Kormákur. Avec Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal…

 

 

 

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